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Vieillir autrement : de jeunes retraités embrassent le bénévolat

Mike Gallant, bénévole au Vestiaire Saint-Joseph, à Shediac, au Nouveau-Brunswick, fait partie d'une nouvelle génération de retraités qui meublent leur temps en le donnant à d'autres. « Ça donne une chance de sortir de la maison, faire d'autre chose, aider les autres et travailler avec les autres citoyens ici », dit-il.

Depuis qu'elle a pris sa retraite, il y a quatre ans, Rita Fergusson, également bénévole au Vestiaire Saint-Joseph, prend plaisir à travailler quand elle en a envie. « On dirait que ça rajeunit. Ça te donne un goût de vivre. C'est parce que tu sais que tu fais quelque chose qui n’est pas juste pour toi », s’exclame-t-elle.

Je pense que c'est fantastique, les gens qui viennent ici nous donner un coup de main.

Judson Cassidy, président du conseil d’administration du Vestiaire Saint-Joseph

Judson Cassidy estime que 90% des bénévoles du Vestiaire Saint-Joseph ont plus de 50 ans. « C'est comme des gens qui sont encore dans l'âge de faire quelque chose et de vouloir le faire. Puis, ils ont le coeur et l'âme à la bonne place », souligne-t-il.

Paula Speevak, présidente-directrice générale de Bénévoles Canada, constate que les jeunes retraités veulent faire du bénévolat de façon plus stratégique et partager leurs connaissances. Selon elle, les organismes communautaires devront s'y adapter.

« Mais si on n’a pas trouvé des façons de les engager au début de leur retraite, peut-être qu’ils vont trouver d’autres façons de passer le temps, comme le golf ou bien les autres activités de loisir. Et on peut risquer l'avenir du bénévolat », affirme Mme Speevak.

Les dirigeants de groupes communautaires, comme Judson Cassidy, devront remplacer les bénévoles qui cessent cette activité.

« L'âge des bénévoles, ça monte, là. Donc, c'est sûr que ça nous [préoccupe] un peu. Ce ne serait pas mauvais d'en avoir de nouveaux. Pas rien que des baby-boomers, mais de tout âge », souhaite M. Cassidy.

Mike Gallant et Rita Fergusson, pour leur part, comptent poursuivre leurs activités de bénévolat aussi longtemps qu’ils le pourront.

« Je vais le faire aussi tant que je suis bien et que je suis en santé de le faire », assure M. Gallant.

« Moi, je trouve que c'est important pour la communauté. Et comme vous voyez, ce n'est pas le travail qui manque ici. On aurait besoin plus de bénévoles. Ça, c'est sûr », ajoute Mme Fergusson.

D'après le reportage de Michel Nogue

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