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Violences à Jérusalem : le Conseil de sécurité se réunira d’urgence lundi

Le Conseil de sécurité des Nations unies se réunira d'urgence lundi pour tenter d'apaiser les violences qui font rage à Jérusalem depuis l'imposition, par les autorités israéliennes, de nouvelles mesures de sécurité à l'entrée de l'esplanade des Mosquées.

La France, l'Égypte et la Suède ont pris l'initiative de réclamer la tenue de cette réunion « afin d'envisager d'urgence comment il serait possible d'appuyer les appels en faveur d'une désescalade à Jérusalem », a déclaré le représentant permanent de la Suède à l'ONU, Carl Skau, sur son compte Twitter.

« Les derniers événements dans et autour de la Ville sainte de Jérusalem et en Cisjordanie représentent un réel risque d'escalade », a pour sa part prévenu l'Union européenne, qui invite Israël et la Jordanie à « maintenir la sécurité pour tous ».

L’annonce de la tenue de cette rencontre est survenue samedi alors que le ministère palestinien de la Santé faisait état de deux autres morts dans des affrontements avec les forces de l'ordre israéliennes en Cisjordanie occupée.

Un Palestinien de 17 ans, grièvement blessé par balles vendredi, a succombé à ses blessures. Oday Nawajaa avait été blessé dans des heurts à El-Azariyé, à l’est de Jérusalem, selon le ministère.

À Abou Dis, toujours à l’est de Jérusalem, un autre Palestinien, âgé lui de 18 ans, est mort lorsque le cocktail Molotov qu'il voulait lancer sur les forces israéliennes a explosé sur lui.

Les violences avaient déjà fait trois morts et 282 blessés vendredi, selon le Croissant-Rouge.

Depuis une semaine, les Palestiniens dénoncent vigoureusement les nouvelles mesures de sécurité imposée par les autorités israéliennes à l’entrée de l’esplanade des Mosquées, dont l’installation de détecteurs de métal et l’interdiction aux hommes de moins de 50 ans de se rendre sur le site.

L’esplanade des Mosquées, que les juifs appellent « le mont du Temple », est le troisième lieu saint de l'islam. Il est situé à Jérusalem-Est, la partie palestinienne de la ville annexée par Israël.

Des dignitaires musulmans, dont le grand mufti palestinien de Jérusalem, Mohammad Hussein, avaient appelé les fidèles à se rassembler vendredi pour une « journée de colère ». Selon eux, ces mesures de sécurité contreviennent aux accords régissant les lieux depuis plusieurs décennies.

Le président palestinien, Mahmoud Abbas a même annoncé un gel des relations avec l’État hébreu « jusqu'à ce qu'Israël s'engage à annuler toutes les mesures contre [le] peuple palestinien en général et à Jérusalem et dans la mosquée Al-Aqsa en particulier ».

Ces nouvelles mesures de sécurité ont été prises après une attaque meurtrière contre des policiers israéliens le 14 juillet, près de ce site ultra-sensible de la vieille ville. Trois agresseurs avaient ouvert le feu, causant la mort de deux policiers israéliens, avant d’être abattus.

Par ailleurs, trois Israéliens ont été tués dans une attaque au couteau perpétrée par un Palestinien vendredi, dans une colonie près de Ramallah. L'Union européenne a condamné ce « crime abject », tout en appelant à une enquête complète sur la mort des manifestants palestiniens.

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