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Visite de Copenhague, laboratoire d'architecture moderne

Aux yeux de bien des Québécois, l'architecture des nouveaux édifices bâtis à Montréal et ailleurs au Québec manque souvent d'audace. Si vous faites partie de ceux-là, vous risquez de ne pas être déçus en visitant Copenhague. Depuis une vingtaine d'années, la capitale du Danemark impressionne par ses nouveaux projets. Petite visite dans ce laboratoire d'architecture moderne...

Un texte de Jean-Sébastien Cloutier

« On n'accepte pas les projets médiocres ici, c'est la tradition en architecture », explique Morten Kabell, vice-­maire de Copenhague.

« Nos standards sont élevés. Parce qu'après tout, on vit dans nos villes, et on veut les aimer », ajoute-t-il. 

Elodie Vidal, guide en patrimoine et design au Nordik Insite, abonde dans le même sens. « On ne fait pas de simples machines à habiter, comme disait Le Corbusier, mais bien des lieux fonctionnels, des lieux qui sont captivants, attirants et faits pour la vie contemporaine ».

Élodie Vidal devant son bâtiment favori à Copenhague, le « Diamant noir », soit la bibliothèque royale du Danemark.
Photo : Jean-Sébastien Cloutier

Quelques projets du nouveau quartier Orestad

Un immeuble de logements aux balcons particuliers.
Photo : Jean-Sébastien Cloutier 

Les deux tours de 76,5 mètres de l'Hôtel Bella Sky ont une inclinaison de 15 degrés dans des directions opposées.
Photo : Jean-Sébastien Cloutier

Une résidence pour personnes âgées pour le moins originale.
Photo : Jean-Sébastien Cloutier

Les balcons du Mountain Dwellings, un édifice de logements conçu par le cabinet de l'architecte Bjarke Ingels.
Photo : Jean-Sébastien Cloutier

La façade du Mountain Dwellings.
Photo : Jean-Sébastien Cloutier

Et les coûts de construction?

À Copenhague, les projets doivent s'insérer dans des plans d'urbanisme, passer devant des comités et respecter plusieurs normes, sur leur design ou leur empreinte écologique par exemple. Cela dit, on imagine bien que la facture est souvent plus élevée quand ces projets ont quelque chose de plus spectaculaire.

Jens Kramer Mikkelsen, ex-­maire de Copenhague qui dirige aujourd'hui l'organisme chargé de développer les environs du port, insiste toutefois pour dire qu'il faut voir au-delà du coût de construction. Les projets « signature », dit-­il, deviennent recherchés et prennent de la valeur.

Image : Opéra de Copenhague
Photo de Jean-Sébastien Cloutier

« On fait de bonnes affaires, ce sont des investissements à long terme pour l'entreprise publique que nous sommes », estime Jens Kramer Mikkelsen.

L'architecte Jan Loerakker croit que ces projets ne sont pas « extravagants ». « Ils ont été construits au prix courant, avec un souci pour l'architecture et des promoteurs attentifs aux coûts », explique-t-il.

Avec ses 850 ans d'histoire et d'architecture, Copenhague semble réussir avec éclat son virage vers la modernité des années 2000.

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