Depuis peu, le Monastère des augustines de Québec offre au public une expérience hors du commun. Les bâtiments des 17e et 18e siècles, qui ont déjà hébergé plus de 200 religieuses, mais qui n'en comptent plus qu'une poignée, ouvrent leurs portes, mais aussi leurs chambres aux touristes. Tour guidé.

Un texte de Claude Brunet à Désautels le dimanche

Le Monastère jouxte l'Hôtel-Dieu de Québec, le premier hôpital en Amérique du Nord que les augustines ont fondé à leur arrivée en Nouvelle-France, en 1639. L'esprit des lieux a été conservé et la programmation s'inspire de la mission des religieuses : soigner les corps et les âmes. Les activités commerciales permettent de financer le musée, aménagé sur place, ainsi que la conservation des archives de la communauté.

Les ailes de 1695 et de 1755 ont été rénovées. Les visiteurs peuvent y croiser les religieuses dans les corridors, même si elles ne sont plus que huit aujourd'hui. Elles habitent l'aile la plus récente, qui date de 1957.

Les anciennes cellules des religieuses ont été transformées en chambres pour touristes. S'ajoute à cela une foule d'activités : concerts, conférences et ateliers de toutes sortes.

Soeur Lise Tanguay est la supérieure générale de la fondation des monastères des augustines. Elle habite au Monastère depuis 1965. À son entrée, elle avait 22 ans et venait de terminer sa formation d'infirmière.

Les augustines ont légué le Monastère de Québec, leur patrimoine matériel et leurs archives à la Fiducie du patrimoine culturel des augustines. La mission de cette fondation est de sauvegarder et de mettre en valeur le patrimoine des augustines du Québec.

Le patrimoine matériel des augustines est particulièrement bien conservé. Dix mille objets sont exposés au Monastère de Québec. Les meubles et les oeuvres d'art se retrouvent partout : au musée, mais également dans les corridors et les chambres de l'hôtellerie.

Le Monastère des augustines de Québec offre 65 chambres aux visiteurs. La moitié sont identiques aux anciennes cellules des religieuses : un lit à une place, un lavabo, une table, une chaise.

Les augustines ont réservé huit chambres pour les aidants naturels qui ont besoin de répit ou pour les parents qui viennent visiter un malade à l'Hôtel-Dieu de Québec.

Le Monastère avoisine l'hôpital du Vieux-Québec. Les bâtiments occupent le même lieu depuis le 17e siècle.

Les augustines se retrouvent à la chapelle pour les offices du matin et du soir : les laudes et les vêpres. Les augustines étaient cloîtrées jusqu'en 1965. Lors des cérémonies religieuses, elles étaient à la chapelle, et le public, à l'église. Les deux espaces sont disposés de manière à ce que personne ne puisse voir les religieuses.

Le musée des augustines est au rez-de-chaussée du Monastère. L'exposition permanente présente des oeuvres et des objets du patrimoine religieux. Bon nombre d'objets permettent également de retracer la vie quotidienne des religieuses.

Une salle est dédiée à la médecine et aux soins hospitaliers.

Bon nombre d'augustines étaient infirmières. Certaines étaient pharmaciennes. Le musée rapporte que la soeur apothicairesse était le pivot de l'hôpital. À partir de plantes et d'herbes importées d'Europe ou cueillies dans le jardin du Monastère, elle préparait médicaments, sirops, tisanes, pommades et onguents.

Le Monastère des augustines regroupe les archives des 12 monastères-hôpitaux de la communauté au Québec. Mis bout à bout, les archives et les livres précieux pourraient s'étendre sur un kilomètre. Ici, on voit les règlements des religieuses hospitalières qui datent de 1768.

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