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Visite royale en appui à la forêt du Grand Ours

Déjà décrite comme un « joyau » en matière d'aire protégée, la forêt pluviale du Grand Ours, en Colombie-Britannique, s'apprête à recevoir un appui de taille : le duc et la duchesse de Cambridge se rendront à Bella Bella pour survoler cette forêt mythique.

Un texte de Francis Plourde

À Bella Bella, sur la côte est de l'île Campbell, le couple rencontrera des membres de la communauté Heiltsuk, qui les accueilleront dans le cadre d'une cérémonie traditionnelle.

Ils survoleront ensuite la forêt pluviale du Grand Ours, considérée comme étant la plus vaste étendue de forêt pluviale tempérée au monde.

Cette forêt largement inhabitée, d'une superficie de 6,4 millions d'hectares, s'étend du nord de l'île de Vancouver jusqu'en Alaska. Elle abrite notamment l'ours Kermode, ou « ours esprit » (spirit bear), un ours noir réputé pour sa fourrure blanche.

Un réseau de forêts d'importance

Cette visite éclair permettra d'attirer l'attention sur cette forêt unique. Le prince William doit d'ailleurs la consacrer comme faisant partie du réseau Queen's Commonwealth Canopy, qui compte 53 forêts méritant d'être protégées pour les générations futures.

Le réseau, inauguré à Malte en 2015, est une initiative du député britannique Frank Field. Il vise à attirer l'attention sur ces espaces vierges, à faciliter le partage d'information sur des pratiques durables et à favoriser la collaboration.

Les forêts sélectionnées doivent avoir reçu une protection de leur gouvernement local, dans un contexte où les populations locales ont été incluses dans la gestion du projet.

Une forêt protégée depuis peu

Au cours de cette visite éclair, le couple sera accompagné de la première ministre de Colombie-Britannique Christy Clark, qui a conclu les négociations pour protéger la forêt pluviale et dont l'accord a été annoncé en février dernier.

Grâce à cette entente, 85 % de la forêt du Grand Ours est désormais interdit à l'exploitation arboricole. Les 15 % de forêt restant sont soumis aux normes les plus strictes en Amérique du Nord en matière d'exploitation forestière commerciale.

L'entente, signée par plus de 20 Premières Nations ainsi que des professionnels des industries locales, est citée comme un modèle à suivre et a mis fin à près de 20 ans de conflits dans la région.

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