Avant même le scandale des moteurs diesel truqués révélé il y a un an, le constructeur automobile peinait à remonter la pente. « La marque Volkswagen ne rapporte pas assez d’argent. Nous sommes très éloignés de nos concurrents en termes de rentabilité », a déclaré le président de l'entreprise, Herbert Diess.

Des 30 000 emplois que compte abolir Volkswagen, 23 000 se trouvent en Allemagne. Depuis plusieurs mois, les employés de la compagnie sont en négociations avec la direction au sujet de ces suppressions. Les licenciements doivent se faire au travers de mesures comme des départs en retraite anticipés.

Les marchés de l’Argentine et du Brésil, déjà en difficulté, sont également touchés par cette vague de mises à pied.

Développer l'électrique

La direction a indiqué vouloir investir dans ses sites allemands à hauteur de 3,5 milliards d’euros en y créant par la suite 9000 emplois, dans un effort de réorientation vers l’électrique.

C'est un grand pas en avant, sans doute l'un des plus grands de l'histoire de l'entreprise.

Herbert Diess

Volkswagen compte ainsi accroître de 25 % la productivité dans ses usines. D’ici 2020, le constructeur veut augmenter sa marge d'exploitation de 4 % et réaliser des économies de 3,7 milliards d’euros par an.

Le groupe Volkwagen avait annoncé en juin sa nouvelle stratégie pour se tailler une place sur le marché de l’automobile électrique, notamment grâce à la commercialisation de plus de 30 véhicules électriques d’ici 2025.

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