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Washington met un frein au forage pétrolier dans l'Arctique

Les États-Unis n'accorderont plus de nouveaux droits d'exploration pétrolière dans l'Arctique américain et ne prolongeront pas les baux actuels au large de l'Alaska au-delà de 2017.

Cette décision diminue significativement la possibilité de faire des forages en mer Arctique.

Les baux fédéraux dans la mer de Beaufort arrivent à échéance en 2017 et dans la mer de Tchouktches en 2020.

La décision survient alors que le potentiel de production dans le bassin est en dessous des espérances.

La pétrolière Shell avait déjà annoncé le 28 septembre dernier qu'elle cesserait toute exploration dans les mers des Tchouktches et de Beaufort, après avoir dépensé au moins 7 milliards $ US dans l'exploration en Arctique. La compagnie a justifié cette décision par les résultats décevants d'un puits foré dans la mer des Tchouktches et par le caractère imprévisible des réglementations fédérales.

« Étant donné l'annonce de Shell, la surface déjà louée et les conditions de marché actuelles, il n'est pas logique de préparer de nouvelles ventes de concessions dans l'Arctique dans la prochaine année et demie », a déclaré la secrétaire américaine de l'Intérieur Sally Jewell vendredi.

La décision de Shell et l'annonce de Washington ont ravi les militants environnementaux. « C'est super pour l'Arctique et ses ours polaires », s'est réjoui Miyoko Sakashita du centre pour la diversité biologique de Tucson, en Arizona. « Nous devons garder tout le pétrole de l'Arctique dans le sol », considère-t-elle.

Parmi les compagnies pétrolières qui détiennent actuellement des concessions au large de l'Alaska, outre Shell, on compte ConocoPhillips, Eni, Repsol et Hilcorp.

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