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Woodstock : pourquoi les meurtres de 8 aînés sont-ils passés inaperçus?

Aucune loi en Ontario ne force la tenue d'une autopsie lorsqu'un aîné meurt dans un centre de soins de longue durée (CSLD), ce qui pourrait expliquer pourquoi huit patients de CSLD ont été tués, selon la police, de 2007 à 2014 dans la région de Woodstock, sans que personne ne s'en rende compte.

L'ex-infirmière Elizabeth Wettlaufer est accusée du meurtre prémédité des huit aînés de 75 à 96 ans, alors qu'elle travaillait en CSLD dans la région de Woodstock, à l'ouest de Toronto.

Selon la police, l'accusée aurait administré une drogue à ses victimes.

L'opposition néo-démocrate a soulevé à l'Assemblée législative, mardi, l'enjeu de la surveillance dans les foyers.

La première ministre Kathleen Wynne n'a pas voulu commenter la question mardi, expliquant que l'enquête policière était toujours en cours. Elle a qualifié la nouvelle de « tragique et bouleversante ».

De son côté, le ministre de la Santé, Eric Hoskins, a assuré que le système actuel de protection des patients était « très rigoureux », sans vouloir commenter la possibilité de changements.

Plus de surveillance?

Actuellement, lorsqu'un décès survient dans un foyer en Ontario, l'établissement doit immédiatement rapporter la mort du résident au coroner. Ce dernier décide alors s'il doit y avoir enquête.

Un membre de la famille du défunt peut aussi demander une enquête, s'il s'inquiète des circonstances de sa mort. Le coroner peut alors interroger les différentes parties.

Toutefois, il est rare qu'une autopsie soit pratiquée.

Le Centre de défense des personnes âgées de l'Ontario dit qu'il serait trop lourd pour le système de pratiquer une autopsie pour chaque aîné mort dans un CSLD. Toutefois, selon l'organisme, le coroner devrait faire des vérifications aléatoires sur un nombre minimal de cas rapportés.

-Avec des informations fournies par Christian Noël

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