La guerre de mots entre la première ministre de l'Ontario, Kathleen Wynne, et le chef conservateur, Stephen Harper, prend de l'ampleur.

Vendredi, la première ministre libérale ontarienne n'y est pas allée en douceur, disant que si ce n'avait été que de Stephen Harper, plusieurs grands projets de l'histoire du Canada n'auraient jamais vu le jour.

« Si nous avions eu Stephen Harper comme premier ministre lorsque nous avons eu besoin d'un chemin de fer national, d'un système de soins de santé, d'un régime de pensions ou encore de la Voie maritime du Saint-Laurent, où en serions-nous comme nation? » a-t-elle demandé lors d'une entrevue à l'émission The House à CBC.

« Rien n'indique qu'il aurait appuyé un de ces projets », a-t-elle ajouté.

La relation entre Mme Wynne et M. Harper s'est détériorée après le refus du gouvernement fédéral d'aider le gouvernement ontarien à créer son propre régime de retraite. Avant que les élections soient déclenchées, le gouvernement de Mme Wynne a ouvertement annoncé son intention de faire campagne contre les conservateurs. Le premier ministre sortant ne s'était pas fait prier pour répliquer aux attaques en disant, notamment, que « c'est avec les premiers ministres qui font le meilleur travail que vous aurez les meilleures relations ».

Selon M. Harper, les Canadiens aiment mieux d'autres options d'épargne, comme le compte d'épargne libre d'impôt (CELI) que son gouvernement a créé, qu'un nouveau régime de retraite provincial.

Vendredi, alors que Stephen Harper faisait campagne dans la grande région de Toronto, Kathleen Wynne a carrément parlé d'une « relation dysfonctionnelle ».

« Nous avons reçu ces derniers jours une lettre du ministre des Finances disant que ce gouvernement fédéral, qui travaille avec le Québec, avec la Saskatchewan, qui a des dizaines d'accords avec les provinces, ce gouvernement ne travaillera pas avec l'Ontario de la même façon. Je ne sais pas à quel point cette relation peut devenir plus dysfonctionnelle que ça! »

La première ministre insiste pour dire qu'il ne s'agit pas d'un combat personnel avec le premier ministre sortant. « C'est mon travail de faire part des besoins de la population de l'Ontario », disant que ce sont sur ces mêmes thèmes et préoccupations qu'elle avait fait campagne dans sa province et qui lui ont donné une majorité.

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