La jeunesse a prévalu sur l'expérience, dimanche, à la Coupe Rogers de Montréal. L'Allemand Alexander Zverev a battu en finale le Suisse Roger Federer en deux manches de 6-3 et 6-4.

Zverev a eu le dessus pour le pourcentage de première balle mise en jeu, avec un excellent 69%. Pendant ce temps, Federer n'a servi que 51% du temps avec des premières balles.

« Ça n'a pas été ma meilleure performance au service en carrière, mais il n'y a pas de doute que j'ai très bien servi. Beaucoup mieux que lors des matchs précédents », a dit le vainqueur.

L'Allemand a réalisé six as, alors que le champion de 19 tournois du grand chelem n'en a produit que deux.

Le Suisse a concédé son service à Zverev à deux reprises sur une possibilité de six. À ce chapitre, Federer n'a pas été aussi opportuniste. Il a été incapable de briser son adversaire en trois occasions.

Plus jeune finaliste à la Coupe Rogers depuis Novak Djokovic en 2007, Zverev compte maintenant cinq titres cette année, le même nombre que Federer.

Même s'il a battu Federer, Djokovic et le Suisse Stanislas Wawrinka, Zverev a toutefois rejeté toutes comparaisons avec les grands de son sport.

« Je ne fais pas partie de ce groupe parce qu'ils ont gagné beaucoup trop de matchs et de tournois du Grand Chelem dans l'histoire du tennis. Je suis 7e au monde, je pense. Je grimpe au classement et le fait de gagner deux Masters 1000 la même année est remarquable. J'espère pouvoir gagner autant de tournois qu'eux un jour. »

L'Allemand a rapidement pris une avance de 3-1 en première manche, puis il n'a jamais donné l'occasion à Federer de récupérer ce bris.

Lors de ses trois jeux suivants au service, Zverev n'a concédé que cinq points et il a bouclé la première manche en 29 minutes sans faire face à une seule balle de bris.

Avec une avance de 5-4 et de retour au service en deuxième manche, Zverev a inscrit les quatre points requis sans en donner un seul pour clore le match en 68 minutes.

Deux fois champion à Toronto, en 2004 et en 2006, Federer était encore à la recherche d'un premier triomphe en carrière en terre québécoise, après quatre visites infructueuses à Montréal. Il en était à sa deuxième finale dans la métropole, après son duel contre le Serbe Novak Djokovic qui l'avait battu en trois manches, en 2007.

« Il faudra que tu me décrives la sensation de gagner à Montréal », a d'ailleurs lancé Federer à son talentueux adversaire de 20 ans, en anglais, lors de la présentation des trophées.

S'il avait gagné, Federer aurait ajouté un 94e titre à son imposant palmarès, ce qui lui aurait permis de rejoindre le Tchèque Ivan Lendl au deuxième rang à ce chapitre dans l'histoire du tennis masculin. L'Américain Jimmy Connors trône au premier rang avec 109 triomphes.

« C'est un bilan positif pour finir, quand même, parce que c'était une finale un peu inattendue. Refaire une finale, c'est une bonne chose. Forcément, il y a déception aujourd'hui parce que j'aurais souhaité mieux faire, pouvoir me battre un peu plus, rendre le match un peu plus serré parce que j'avais des occasions. »

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