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12 ans de prison demandés pour l'héritier de Samsung

Le parquet sud-coréen a réclamé lundi une peine de 12 ans de prison pour l'héritier de Samsung, Jay Y. Lee. L'homme est accusé d'avoir été le « bénéficiaire ultime » dans le scandale de trafic d'influence entourant l'ancienne présidente du pays, Park Geun-hye.

Arrêté le 17 février, Jay Y. Lee doit être jugé pour des faits de corruption et de détournement de fonds.

L’héritier du géant de l’électronique aurait notamment promis de verser 43 milliards de wons (environ 52 millions de dollars canadiens) à une amie proche de Park Geun-hye en échange de faveurs politiques lors de la fusion des deux filiales de Samsung en 2015.

Cette affaire avait mené à la destitution de la présidente sud-coréenne.

Lundi, le procureur a toutefois estimé que c’était l’héritier de Samsung qui avait véritablement obtenu des bénéfices personnels dans cette histoire qui a secoué le pays.

Devant la cour, Jay Y. Lee a démenti toutes les accusations qui pèsent contre lui.

L’homme, en détention depuis six mois, affirme n’avoir rien demandé à personne, que ce soit pour le compte de l’entreprise ou pour son intérêt personnel. Il a toutefois présenté des excuses et convient qu'il aurait dû porter plus d'attention aux activités de sa compagnie.

Quant à ses avocats, ils soutiennent que ces accusations reposent sur une histoire inventée de toutes pièces.

Samsung Electronics n'a pas émis de commentaire en lien avec les nouveaux développements. Pour l'instant, l'affaire ne semble pas avoir nui à la compagnie sur le plan financier. Les investisseurs redoutent toutefois les impacts qu'aurait l'incarcération de Jay Y. Lee sur la prise de décisions au sein de l'entreprise.

La justice plus clémente pour les patrons?

Si les recommandations du parquet sont acceptées, il s’agira de la plus grande peine de prison jamais infligée à un dirigeant d’un « chaebol », ces puissants groupes familiaux qui dirigent l’économie de la Corée du Sud.

Pourtant, il ne serait pas le premier patron de ces entreprises à être inculpé pour fraude ou encore pour corruption. Toutefois, ces hauts dirigeants bénéficient souvent d’un lien rapproché avec le pouvoir du pays et évitent ainsi l'Incarcération, notamment en raison des services rendus à l’économie.

Ce phénomène est décrié par des citoyens, inquiets des liens étroits entre les pouvoirs économique et politique.

L’héritier de Samsung connaîtra finalement son sort le 27 août.

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