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257 morts dans l'écrasement d'un avion militaire algérien

Le ministère algérien de la Défense confirme que 257 personnes, majoritairement des militaires, ont perdu la vie dans l'écrasement d'un avion de transport de l'armée de l'air. L'avion venait tout juste de décoller de la base aérienne de Boufarik, à une trentaine de kilomètres au sud-ouest d'Alger.

Le ministère de la Défense a précisé qu'outre des militaires, se trouvaient à bord des membres de leur famille. Il ne fait état d'aucun survivant.

Selon des témoins, le gardien du champ où est tombé l'avion a de plus été blessé.

Une enquête a été ouverte. Des témoins ont raconté que des flammes s'échappaient d'un moteur avant le décollage.

Le vice-ministre algérien de la Défense et chef d'état-major de l'armée, le général Ahmed Gaïd Salah, a également ordonné la mise en place « immédiate d'une commission d'enquête afin de déterminer les circonstances de l'accident ».

Le bilan de la catastrophe aérienne en fait la pire -civile ou militaire- survenue en Algérie, et la quatrième la plus meurtrière au monde ces 20 dernières années.

L'avion impliqué dans l'accident est un Iliouchine II-76, un appareil de transport militaire quadriréacteur conçu en ancienne Union soviétique.

Deuil national

De son côté, le président algérien Abdelaziz Bouteflika a décrété un deuil national de trois jours à compter de mercredi à la mémoire des victimes. De plus, la « Prière de l'absent » sera récitée vendredi dans toutes les mosquées d'Algérie, à l'issue de la grande prière hebdomadaire.

Le ministère de la Défense affirme que l'avion devait se rendre à Tindouf, une région de l'ouest du pays frontalière du Maroc et du Sahara occidental. Le Tindouf est le territoire où se trouve le siège de l'administration de la République arabe sahraouie démocratique, proclamée en 1976 par les indépendantistes du Front Polisario. Il fait l'objet d'une dispute entre le Maroc et le Front Polisario, soutenu par Alger.

Parmi les victimes figurent d'ailleurs 30 Sahraouis, « des malades et leurs accompagnateurs, hommes, femmes et enfants, qui revenaient d'Algérie où ils étaient allés se faire soigner », a indiqué le Front Polisario, qui a lui aussi déclaré sept jours de « deuil national ».

L'accident le plus meurtrier enregistré en Algérie jusqu'ici remontait à 2003 quand un Boeing-737 de la compagnie nationale Air Algérie s'était écrasé au décollage de Tamanrasset, à 2000 km au sud d'Alger, tuant 102 des 103 passagers et membres d'équipage.

Par ailleurs, ces dernières années, plusieurs appareils de l'armée algérienne ont subi des accidents qui ont fait des dizaines de victimes.

Le plus grave jusqu'ici avait eu lieu en février 2014, lorsque 77 personnes – militaires et membres de leur famille – avaient péri dans l'accident d'un Hercules C-130, qui s'était écrasé alors qu'il survolait le mont Fortas, près d'Oum El Bouaghi (500 km à l'est d'Alger). Une personne avait survécu. Le ministère de la Défense avait attribué l'accident aux mauvaises conditions météorologiques.

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