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30 djihadistes tués à la frontière du Mali et du Niger

Une trentaine de djihadistes ont été tués dimanche au Mali par des forces françaises et maliennes, près de la frontière avec le Niger, a révélé jeudi l'armée française. Une preuve supplémentaire que les Casques bleus canadiens qui seront bientôt déployés dans le pays se trouveront en terrain hostile.

Selon un porte-parole de l’état-major français, le colonel Patrick Steiger, les djihadistes tués faisaient partie d’un groupe d’une soixantaine d’individus interceptés dans la région d’Akabar, dans le sud-est du pays, à environ 90 km au sud de Ménaka et à 3 km de la frontière nigérienne.

Cette zone sert de refuge au groupe armé État islamique au Grand Sahara (EIGS), a précisé le colonel Steiger.

Fondé il y a près de trois ans par un dénommé Abou Walid Al-Sahraoui, EIGS a notamment revendiqué l’embuscade de Tongo Tongo, au Niger, qui s’est soldée par la mort de quatre membres des forces spéciales américaines et de quatre soldats nigériens en octobre dernier.

L’accrochage de dimanche est survenu dans le cadre d’une « opération de reconnaissance et de contrôle de zone » menée depuis le 28 mars par des commandos parachutistes de l’opération Barkhane, qui vise à combattre les réseaux djihadistes actifs dans la région du Sahel.

Les militaires français étaient accompagnés par « des forces armées maliennes, en liaison avec les forces armées nigériennes et accompagnées par un groupe d’autodéfense local », a détaillé le colonel Steiger.

Des « pertes » sont à déplorer « côté malien », a encore dit le porte-parole de l’état-major français, mais personne n’a été tué ni blessé dans les rangs français.

Le Canada bientôt engagé au Mali

Bien que les groupes djihadistes aient été dispersés et en grande partie chassés du nord du Mali depuis 2013, des zones entières du pays échappent encore au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU.

Depuis 2015, ces militaires sont régulièrement visés par des attaques, notamment au centre et au sud du Mali.

Un contingent de Casques bleus canadiens se joindra d'ici quelques mois à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) pour une mission d'un an.

Ils doivent essentiellement participer à des opérations de transport et de logistique avec deux hélicoptères Chinook. Quatre hélicoptères Griffon seront aussi déployés pour leur offrir une protection armée.

Des équipes médicales seront aussi envoyées au Mali.

Le gouvernement Trudeau n’a pas dévoilé le nombre de Casques bleus canadiens qui participeront à cette opération, qui pourrait commencer en août, selon l’ONU.

La mission de la MINUSMA, lancée au printemps 2013, est actuellement la plus dangereuse du monde. Selon les plus récents chiffres de l'ONU, 162 militaires et experts y ont perdu la vie.

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