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32 000 personnes défilent à Paris contre le gouvernement

Les manifestants ont répondu en grand nombre à l'appel commun d'une soixantaine d'organisations : syndicats, partis politiques de gauche et d'associations. Une première dans ce printemps social agité en France.

Les précédents rassemblements d’envergure des deux derniers mois ne concernaient que des mouvements professionnels, comme les employés du secteur ferroviaire et les fonctionnaires.

« Les marées populaires », ces manifestations contre les orientations politiques du gouvernement Macron, ont rassemblé à Paris des dizaines de milliers de personnes.

Un comptage indépendant indique que 32 000 personnes se sont rassemblées à Paris, soit un peu moins que lors de « La Fête à Macron », du début du mois. D’après la police, 21 000 manifestants ont défilé dans la capitale. Les syndicats évoquent plutôt 80 000 personnes à Paris et 250 000 dans toute la France.

Selon la police, 32 personnes ont été interpellées, notamment pour port d’armes ou participation à un groupement en vue de commettre des dégradations.

Un policier a été blessé par un jet de projectile, en marge de la manifestation.

La gauche en quête d’unité pour faire plier la majorité

Sur les pancartes des manifestants, les slogans rivalisent d'imagination : « À poil, comme le service public », « Le peuple obtient ce qu’il prend », « Stop Macron ».

Cela faisait plus de 20 ans que la Confédération générale du travail (CGT), l’un des principaux syndicats, n’avait pas défilé conjointement avec des partis politiques.

Son secrétaire général, Philippe Martinez, a appelé le président de la République à entendre le mécontentement social. Sur les ondes de la radio France Inter, il l’a qualifié en ces termes : « C’est un président qui, vaille que vaille, avance sans tenir compte de la réalité du vécu des citoyens ».

Jean-Luc Mélenchon, du parti de gauche la France insoumise, a évoqué dans les colonnes du journal Libération « une France en ébullition ». Devant l’appel commun de son parti et des organisations syndicales, il parle d’« un cycle nouveau » pour la mobilisation.Le président français Emmanuel Macron semble pour l’instant ne pas vouloir écouter la rue et compter sur « la majorité silencieuse » qui ne manifeste pas, selon le porte-parole du gouvernement. Vendredi, il a déclaré que cette marée populaire ne l’arrêterait pas et a critiqué ceux qui « ne proposent rien au pays » et qui veulent « la grande violence ».

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