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Amnistie dénonce un climat de peur au Rwanda à l'approche de la présidentielle

Amnistie internationale publie un rapport dénonçant la violence et la répression contre l'opposition, les médias et les défenseurs des droits de la personne au Rwanda, au moment où le pays s'apprête à élire un nouveau président. L'élection doit avoir lieu dans moins d'un mois, le 4 août.

Le rapport détaille plusieurs cas d'atteintes à la liberté d'expression, et de répression à l'encontre de journalistes, d'hommes politiques et de défenseurs des droits humains depuis 1995, l'année suivant la prise du pouvoir par le Front patriotique rwandais (FPR) de l'actuel président, Paul Kagame.

« Ceux-ci sont emprisonnés, agressés physiquement, contraints à l'exil ou réduits au silence, parfois même tués », dénonce Amnistie.Parmi les cas les plus récents cités dans le rapport de 30 pages figure l'assassinat en mai de Jean Damascene Habarugira, un membre des Forces démocratiques unifiées (FDU), un parti non reconnu présidé par l'opposante emprisonnée Victoire Ingabire. Amnistie évoque aussi la disparition en 2016 d'Illuminée Iragena, elle aussi membre de ce parti.

Cinq candidats d'opposition, dont quatre indépendants, ont annoncé leur volonté de se présenter face au président sortant. Paul Kagame est autorisé à briguer un troisième mandat en vertu d'une réforme contestée de la Constitution.

La semaine dernière, la Commission électorale nationale (NEC) a rejeté les dossiers de tous les candidats indépendants, considérés incomplets. La NEC leur a donné cinq jours pour régulariser leur situation. La liste finale des candidatures sera publiée vendredi.

Amnistie exhorte l'État à « prévenir le harcèlement visant les candidats de l'opposition et leurs sympathisants avant le scrutin d'août ».

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