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Arrestation d'un homme qui a soupé avec le tueur de l’attentat de Berlin

Un Tunisien de 26 ans qui a partagé l'un des derniers repas du tueur de l'attentat de Berlin, Anis Amri, la veille du crime, a été arrêté.

L’homme arrêté par la police allemande connaissait le responsable de l’attentat depuis 2015. Anis Amri et le suspect se seraient rencontrés pour un souper, la nuit précédant le 19 décembre, jour de l’attaque commise avec un poids lourd contre un marché de Noël qui a fait 12 morts.

Selon Frauke Koehler, porte-parole des procureurs fédéraux, cette réunion laisse croire que le ressortissant tunisien intercepté était impliqué dans la planification de l’attentat ou encore connaissait les intentions du terroriste.

Des appareils de communication ont été saisis et seront analysés, mais les autorités allemandes n’ont pas encore assez de preuves pour lancer un mandat d’arrêt contre le suspect.

Pour le moment, il est détenu selon une cause séparée menée par des procureurs locaux.

Frauke Koehler, porte-parole des procureurs fédéraux

Un appel manqué?

Par ailleurs, une recherche plus approfondie a été menée, mardi, à la résidence d’un ancien colocataire du tueur qui est considéré comme un témoin de l’affaire. Anis Amri a tenté de joindre cette personne le matin et l’après-midi, mais il n’est pas clair qu’ils aient pu se parler ou non, a mentionné la porte-parole des procureurs fédéraux.

L’Allemagne avait lancé, le 21 décembre, un avis de recherche générale pour Anis Amri qui a finalement été tué dans une banlieue de Milan, en Italie. Le contenu d’une vidéo de surveillance placée à « quelques minutes de marche » du marché de Noël laisse croire que le responsable de l’attaque meurtrière savait qu’il était filmé, a révélé Mme Koehler.

Anis Amri se serait tourné vers la caméra en montrant le « doigt tawhid », geste de l’islam souvent exécuté par les djihadistes qui consiste à lever l’index en l’air. Le groupe armé État islamique (EI) a revendiqué l’attentat.

L’arme d’Amri dévoile ses secrets

Des tests balistiques ont confirmé hors de tout doute que le pistolet de calibre .22 fabriqué en Allemagne, utilisé par le tueur pour tirer sur un des policiers italiens qui tentaient de l’intercepter, « est le même que celui qui a été utilisé lors de l’attaque », selon Gianpaolo Zambonini de la police légale de Rome.

L’enquête se poursuit afin de déterminer si l’arme a été utilisée pour d’autres crimes en Italie ou ailleurs. Anis Amri est passé par la Belgique et les Pays-Bas avant d’aboutir en Italie.

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