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Attaque chimique : fin de la mission de prélèvement de l'OIAC en Syrie

Les experts de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) ont terminé leur mission en Syrie. Ils avaient été dépêchés le mois dernier à Douma, théâtre d'une attaque chimique présumée, pour y prélever des échantillons.

Les inspecteurs de l'OIAC ont également interrogé des témoins pour déterminer la réalité de cette attaque.

Arrivée à Damas le 14 avril, l’équipe de l’OIAC avait dû retarder le début de ses inspections pour des raisons de sécurité et avait finalement pu avoir accès, une semaine plus tard, aux sites visés lors de l’attaque qui avait fait une quarantaine de morts.

De retour aux Pays-Bas jeudi soir, les inspecteurs ont apporté les échantillons au laboratoire de l’OIAC à Rijswijk, en banlieue de La Haye, indique l’organisation dans un communiqué. Le matériel prélevé sera ensuite envoyé dans plusieurs laboratoires certifiés par l’OIAC dans le monde.

Leur analyse prendra de trois à quatre semaines, d’après l’organisation, qui souligne qu’il n’est pas possible pour l’instant de fixer un calendrier pour la publication du rapport des enquêteurs.

D’ailleurs, leur mission ne visait pas à déterminer les responsabilités de cette éventuelle attaque chimique perpétrée le 7 avril, qui avait mené les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne à lancer des frappes de représailles contre le régime syrien.

Pour Moscou et Damas, l'attaque présumée de Douma n'était qu'une mise en scène orchestrée par les groupes rebelles au moment où les forces gouvernementales syriennes avaient repris la quasi-totalité de la Ghouta orientale.

Le 26 avril, la Russie et la Syrie avaient présenté devant l'OIAC plusieurs civils syriens résidant dans la région et en parfaite santé, afin de contester les accusations occidentales.

Cette réunion a été boycottée notamment par les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France.

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