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Attaque dans un TGV : l'identité du suspect est confirmée

Les policiers français ont identifié le suspect de l'attaque commise vendredi après-midi dans un train reliant Amsterdam à Paris : il s'agit d'un ressortissant marocain de 25 ans, Ayoub El Khazzani, qui avait déjà été signalé par les services de renseignements espagnols comme appartenant à la mouvance islamiste radicale.

L'homme, qui a blessé deux personnes avant d'être neutralisé par des passagers, est toujours interrogé par les enquêteurs. Il a été placé en garde à vue dans les locaux de l'antiterrorisme français, en région parisienne.

Marocain d'origine, Ayoub El Khazzani a vécu sept ans en Espagne, entre 2007 et 2014, où il était connu pour trafic de drogue, avant de déménager en France, selon une source des services antiterroristes espagnols.

La suite n'est pas claire, mais ce qui est certain, c'est que le suspect a beaucoup voyagé dans la dernière année, passant par la France, la Belgique, l'Allemagne, la Turquie et la Syrie.

Des passagers héroïques

Armé d'une kalachnikov et de neuf chargeurs pleins, d'un pistolet automatique et d'un couteau, Ayoub El Khazzani aurait pu faire un véritable carnage si un groupe de passagers ne l'avait pas aperçu au bon moment. Ceux-ci ont réussi à le maîtriser juste avant qu'il n'ouvre le feu.

Alex Skalatos et Spencer Stone, deux jeunes militaires américains en vacances, ont contribué à désarmer le tireur. Spencer Stone a été blessé au cou et à la main avec un couteau durant la bataille. Un tir a également atteint un passager franco-américain installé sur son siège.

Barack Obama et François Hollande ont salué le courage des passagers qui sont intervenus. Le président français compte d'ailleurs les recevoir lundi à l'Élysée pour souligner leur bravoure.

Un star de cinéma parmi les passagers

L'acteur français Jean-Hugues Anglade se trouvait à bord du train, dans le wagon voisin avec ses deux enfants et sa compagne, lorsque l'attaque a eu lieu. Il s'est d'ailleurs entaillé un doigt « à l'os » en fracassant la vitre de l'alarme d'urgence.

En entrevue avec le magazine Paris Match, il a confié avoir eu « la peur de sa vie ». « J'ai pensé que c'était la fin, que nous allions mourir, qu'il allait tous nous tuer », a-t-il raconté.

Il a aussi raconté avoir vu des employés de la compagnie de train s'enfermer dans le wagon de travail et refuser d'ouvrir aux passagers qui cognaient à la porte métallique.

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