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Attentat à Ouagadougou : des voyageurs de la région inquiets

L'attentat qui a fait au moins 18 morts dont deux Canadiens dans la capitale du Burkina Faso dimanche a des répercussions dans la région.

Le Centre de solidarité internationale (CSI) du Saguenay-Lac-Saint-Jean, qui est présent au Burkina Faso depuis plus de 20 ans, dénote un sentiment d’insécurité chez ses stagiaires.

Une impression qui s’est intensifiée après l’attentat dans un café-restaurant de la même avenue en 2016.

Les stagiaires avaient même pensé choisir une autre destination pour leurs projets.

Le CSI les a toutefois rassurés : des règles de sécurité sont en place. Par exemple, les intéressés ne peuvent pas sortir le soir et ils doivent éviter certains lieux.

« Le séjour en capitale est très court et tous nos stages se passent dans des villes secondaires où c'est tranquille », affirme la coordonnatrice des stages et des projets pour l'Afrique, Stéphanie Roy.

D’ailleurs, des membres de son personnel ont suivi une formation en gestion de la sécurité l’an dernier offerte par l'Observatoire canadien sur les crises et l'action humanitaire.

Une terre d’accueil menacée

Le professeur à la retraite du Cégep de Jonquière Étienne Troestler demeure au Burkina Faso une grande partie de l'année.

Il craint que les voyageurs évitent cette destination.

« J'ose espérer que c'est un coup d'épée dans l'eau sauf que ce sont deux coups d'épée en deux ans avec d'innocentes victimes qui étaient là au mauvais endroit au mauvais moment », se désole Étienne Troestler.

L'attentat ne devrait toutefois pas remettre en question la présence de stagiaires cet automne en banlieue de Ouagadougou.  

D'après les informations de Mélissa Paradis

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