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Attentat de Berlin : la Tunisie arrête trois personnes liées à l'auteur présumé

Trois djihadistes présumés liés à Anis Amri, dont son neveu, ont été arrêtés vendredi, a annoncé samedi le ministère tunisien de l'Intérieur.

Selon un communiqué, ces trois suspects âgés de 18 à 27 ans sont membres d'une « cellule terroriste [...] liée au terroriste Anis Amri qui a commis l'attaque de Berlin ». Cette cellule serait active entre Fouchana, au sud de Tunis, et Oueslatia, ville de la famille Amri dans le centre du pays.

« Le neveu a avoué qu'il était en contact avec son oncle à travers l'application cryptée Telegram pour échapper à la surveillance policière », a précisé le ministère, ajoutant qu'il avait prêté allégeance au groupe armé État islamique dans une vidéo envoyée à Anis Amri.

Le fils de la sœur de Amri, a également indiqué que « des sommes d'argent » lui avait été envoyées par son oncle sous une fausse identité pour l'aider à le rejoindre en Allemagne. Il a aussi affirmé que son oncle était « l'émir » d'un groupe djihadiste en Allemagne connu comme la brigade « Abou al-Walaa ».

Anis Amri, âgé de 24 ans et recherché pour l'attentat meurtrier au camion-bélier sur un marché de Noël berlinois a été abattu vendredi par la police italienne lors d'un contrôle d'identité à Milan, mettant fin à quatre jours de chasse à l'homme à travers l'Europe. Le suspect avait lui aussi fait allégeance à l'EI selon une vidéo diffusée par l'agence de propagande du groupe djihadiste.

Enquêtes en Allemagne, en France et en Espagne

En Allemagne, les autorités poursuivent samedi leur enquête pour trouver si d'autres complices pourraient avoir aidé Anis Amri à voyager jusqu’en Italie.

« Pour nous maintenant, il est d'une grande importance de déterminer si dans la préparation et l'exécution [de l'attentat du marché de Noël] et la fuite du suspect, il y a eu un réseau de soutien, un réseau d'aide, des complices ou des personnes », a indiqué vendredi le chef du parquet antiterroriste, Peter Frank.

En France, le procureur de la République de Paris a ouvert une enquête pour déterminer l'itinéraire du principal suspect, a annoncé le ministre français de l’Intérieur, Bruno Le Roux.

Selon la police italienne, Amri a transité par la France pour se rendre à Milan. Des médias allemands rapportent que les enquêteurs ont trouvé dans le sac d'anis Amri un billet de train indiquant qu'il était monté à Chambéry, dans l'est de la France. Il serait ensuite passé par Turin avant d'arriver dans la nuit à Milan.

Bruno Le Roux a toutefois appelé à « la plus grande prudence » sur les informations faisant état du passage d’Anis Amri par la France.

Par aileurs, en Espagne, les services de renseignement enquêtent sur un possible lien entre Anis Amri et un résident espagnol le 19 décembre, jour de l'attentat, a dit le ministre de l'Intérieur Juan Ignacio Zoido samedi à la radio COPE. L'Espagnol et Ani Amri auraient communiqués par internet.

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