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Attentat en Turquie : Ankara bloque la diffusion d’images sur Internet

À la demande du gouvernement, un juge turc a interdit la diffusion sur Internet des images de l'attaque qui a fait 32 morts lundi, à Suruç.

Les images, prises pour la plupart par des témoins quelques instants après l'attentat, ont abondamment circulé sur les réseaux sociaux et montrent des scènes souvent insoutenables.

Le gouvernement turc a momentanément bloqué le site Twitter, plus tôt ce matin, pour empêcher la diffusion des images. Cette décision visait aussi à décourager ses usagers de lancer des appels aux manifestations contre le gouvernement Erdogan.

Au cours des derniers jours, la population turque est descendue dans les rues pour dénoncer l'inaction du gouvernement face à la menace djihadiste. Des milliers de combattants étrangers ont rejoint les rangs du groupe armé État islamique (EI) via la Turquie ces dernières années.

Les manifestants ont notamment reproché aux autorités turques leur refus de s'engager en Syrie de manière significative par le passé. Selon eux, l'attaque de lundi serait une conséquence directe de cette inertie.

Le premier ministre turc Ahmet Davutoglu a déclaré que le gouvernement allait réfléchir à de nouvelles mesures de renforcement de la sécurité à la frontière, lors d'une réunion prévue aujourd'hui.

Par ailleurs les autorités turques ont obtenu plus de détails sur le premier suspect identifié dans l'attaque. Sous le couvert de l'anonymat, des sources gouvernementales ont indiqué que le kamikaze était un jeune homme originaire du sud-est de la Turquie. Le jeune homme, identifié sous les initiales S.A.A., aurait rejoint les rangs d'EI il y a deux mois seulement.

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