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Attentats de Paris : sept personnes arrêtées dans l'assaut de l'appartement libérées

Plus d'une semaine après les attentats meurtriers du 13 novembre à Paris, alors que la capitale tente encore de se réveiller du cauchemar, l'enquête et la traque des derniers suspects se poursuivent.

Sur les huit personnes arrêtées mercredi lors de l'assaut de Saint-Denis, seul Jawad Bendaoud, le propriétaire controversé de l'appartement où logeaient les terroristes, est encore détenu par les autorités françaises.

Conformément à la loi, les forces de l'ordre ne peuvent détenir des suspects que jusqu'à six jours avant de devoir les libérer ou déposer des accusations formelles. Faute de preuves consistantes contre les sept personnes interpellées, elles ont donc été relâchées.

M. Bendaoud, lui toujours en détention, affirme avoir seulement « rendu service » à un ami qui cherchait à héberger des « potes » venant de Belgique, ignorant l'identité terroriste de ses hôtes.

Qu'en est-il des autres suspects?

Le coordinateur présumé des attentats de Paris du 13 novembre, Abdelhamid Abaaoud, a été tué lors du raid mercredi dans l'appartement de Saint-Denis.

Sa cousine, Hasna Aitboulahcen, soupçonnée d'avoir aidé les kamikazes à trouver cette planque, a également péri lors de l'assaut.

Contrairement à ce qui était présumé au début de l'enquête, elle ne s'est pas fait exploser durant l'intervention policière. Les autorités tentent encore de déterminer ce qui a causé la déflagration.

Un troisième corps retrouvé sur les lieux est toujours en cours d'identification.

Par ailleurs, les autorités turques ont arrêté samedi un Belge d'origine marocaine soupçonné d'avoir été en contact avec les assaillants de Paris.

Ahmad Dahmani, 26 ans, se trouvait dans un hôtel luxueux d'Antalya avec deux autres Marocains soupçonnés d'être des militants du groupe djihadiste État islamique (EI). Il est arrivé en Turquie en provenance d'Amsterdam, le 14 novembre. Les trois suspects s'apprêtaient vraisemblablement à traverser la frontière turco-syrienne.

La traque de Salah Abdeslam se poursuit

En attendant, Salah Abdeslam retient toute l'attention des services antiterroristes belges et français. Le Français né à Bruxelles est le frère du kamikaze Brahim Abdeslam qui s'est fait exploser dans un restaurant parisien le soir des attentats. Depuis, il reste introuvable.

Le lendemain des attaques, deux complices venus de Belgique sont soupçonnés de l'avoir aidé a s'exfiltrer. 

Un homme présentant ses papiers d'identité a été contrôlé le 14 novembre dans une voiture à Cambrai, dans le nord de la France. Les autorités ignoraient alors qu'il s'agissait de l'un des terroristes présumés de l'attentat de la veille, et l'ont laissé partir.

L'appel à témoins diffusé le 15 novembre par la police n'a encore pas reçu de réponse.

Le rôle d'Abdeslam lors des attentats demeure flou. On sait qu'il a notamment loué des véhicules et réservé des chambres d'hôtel pour les assaillants, mais l'on ignore s'il a pris directement part aux attaques.

L'avocate d'un des deux hommes soupçonnés d'avoir aidé Abdeslam à prendre la fuite l'a décrit comme « extrêmement énervé et peut-être (...) prêt à se faire sauter » le soir des attentats, avant d'ajouter : « n'a-t-il pas eu le courage de le faire? ».

Le pays toujours en état d'alerte élevée

La région de Paris et toute la France demeurent en état d'alerte.

Vendredi, le Sénat a voté la prolongation pour trois mois de l'état d'urgence sur l'ensemble du territoire français.

Samedi, les autorités ont annoncé que l'interdiction de manifester et de se rassembler s'étendrait jusqu'au 30 novembre.

Le département de la police a affirmé qu'il prendrait des mesures de sécurité supplémentaires à l'approche de la conférence mondiale des Nations unies sur le climat qui s'ouvrira dans une semaine à Paris.

La police exige encore que toutes les salles de spectacles renforcent leurs mesures de sécurité.

Une semaine consacrée aux efforts internationaux contre le terrorisme pour Hollande

Le premier ministre britannique David Cameron se rendra à Paris lundi matin pour rencontrer le président français, François Hollande, afin discuter des moyens de lutter contre le groupe armé État islamique en Irak et en Syrie.

Le lendemain, Hollande se rendra à Washington pour s'entretenir avec Barack Obama, avant de rentrer en Europe mercredi pour recevoir la chancelière allemande Angela Merkel. Jeudi, il sera à Moscou avec Vladimir Poutine pour échanger sur la coopération militaire franco-russe contre l'EI.

La Belgique a déclaré l'état d'alerte maximale sur son territoire samedi, estimant que la menace d'attentats était très importante.

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