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Attentats de Téhéran : l’Iran montre du doigt l’Arabie saoudite et les É.-U.

Les Gardiens de la révolution, l'armée d'élite du régime iranien, ont accusé mercredi les États-Unis et l'Arabie saoudite d'être « impliqués » dans les attentats de Téhéran, sans toutefois dire qu'ils en étaient responsables.

Dans un communiqué diffusé par l’agence de presse Fars, les Gardiens de la révolution avancent que l’Arabie saoudite « soutient constamment » des groupes terroristes, dont le groupe armé État islamique (EI), et ont promis de « venger le sang versé par des innocents ».

Ils ajoutent que la revendication des attentats par l’EI « révèle que l’Arabie saoudite avait un rôle dans ce geste barbare ».

Les Gardiens de la révolution estiment aussi que la visite de Donald Trump en Arabie saoudite, le 20 mai dernier, a joué un rôle « lourd de sens » dans les attentats de mercredi. Lors de cette visite, le président américain avait apporté son soutien au régime de Riyad.

Selon Mohammad Hossein Nejat, chef adjoint des services de renseignement des Gardiens de la révolution, l’Arabie saoudite et les États-Unis ont « ordonné à leurs marionnettes » de mener ces attentats, a-t-il déclaré à l’agence Fars.

Les États-Unis ont réagi en condamnant, par voie de communiqué, les attentats de mercredi, tout en ajoutant que l’Iran est lui-même un commanditaire du terrorisme.

« Nous prions pour les victimes innocentes des attaques terroristes en Iran, ainsi que pour le peuple iranien qui traverse des temps difficiles. Nous soulignons que les pays qui commanditent le terrorisme risquent d’être victimes du mal qu’ils promeuvent. »

Affiliés à l'EI

Mercredi, le ministère des Renseignements a également publié les photos et les prénoms des auteurs des attentats de Téhéran. Ils étaient des membres iraniens du groupe armé État islamique et avaient combattu en Irak et en Syrie avant de revenir en Iran, a annoncé jeudi le ministère iranien des Renseignements.

Après avoir rejoint l'EI, les cinq auteurs des attentats « ont participé à des crimes commis par ce groupe terroriste à Mossoul (Irak) et Raqqa (Syrie) », a précisé le ministère dans un communiqué publié par l'agence de presse Isna.

Ils étaient revenus en Iran à l'été 2016 « avec l'intention de mener des opérations terroristes dans des villes religieuses » sous la direction d'Abou Aisha, « un haut commandant » de l'EI, toujours selon le ministère.

Ils avaient par la suite été contraints de quitter l'Iran après la mort d’Abou Aisha, avant de revenir pour y commettre les attaques de mercredi à Téhéran.

Le bilan des attentats, revendiqués par l’EI, a d’ailleurs été revu à la hausse après la mort à l'hôpital de quatre blessés, ce qui porte à 17 le nombre de personnes tuées dans les attaques contre le Parlement et le mausolée de l'imam Khomeini.

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