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Au tour de Human Rights Watch de s'inquiéter du sort des Rohingyas au Myanmar

Human Rights Watch (HRW) s'est inquiété à son tour lundi du sort des musulmans rohingyas au Myanmar, dans la foulée d'un rapport accablant publié vendredi par les Nations unies à ce sujet.

L'organisation new-yorkaise de défense des droits de la personne a affirmé lundi que des soldats et des douaniers birmans ont commis des viols et des agressions sexuelles lors d'opérations de contre-insurrection menées dans l'État de Rakhine entre octobre et la mi-décembre.

On compte environ un million de Rohingyas au Myanmar, où ils sont victimes d'une discrimination sociale et officielle. La plupart ne sont pas des citoyens du Myanmar birmans et sont perçus comme des immigrants illégaux arrivés du Bangladesh, même si leurs familles se trouvent au pays depuis des dizaines d'années.

Plusieurs d'entre eux ont été chassés de leurs maisons par des violences sectaires en 2012, et plus de 100 000 Rohingyas habitent toujours des camps de réfugiés sordides.

Violence sexuelle systématique

HRW a dit que la violence sexuelle dirigée contre les Rohingyas semblait coordonnée et systématique, et qu'ils ont été ciblés en raison de leur religion et de leur ethnicité.

Ce n'est pas la première fois que les forces de sécurité birmanes sont accusées d'exactions à l'endroit des Rohingyas, surtout dans les régions les plus reculées du pays.

Le rapport publié vendredi dernier par l'ONU prévient que les forces de sécurité birmanes ont « fort probablement » commis des crimes contre l'humanité à l'endroit des Rohingyas au cours des derniers mois. Le document évoque notamment une hausse des viols collectifs et des meurtres brutaux d'enfants qui n'étaient parfois âgés que de huit mois, parfois sous les yeux de leurs mères.

Plus de la moitié des 101 femmes rencontrées ont affirmé avoir été violées ou victimes d'une forme de violence sexuelle.

La plupart des personnes interrogées ont attribué les crimes aux forces de l'ordre, et non à d'autres civils. Une enquêteuse onusienne a raconté qu'un bébé de huit mois a été poignardé à mort pendant que sa mère était violée par cinq soldats.

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