Retour

Avortement : les Pays-Bas sollicitent le Canada pour lancer un fonds international

Les Pays-Bas demandent au Canada de contribuer à la mise en place d'un fonds qui viendrait compenser l'arrêt du financement américain pour les organisations internationales soutenant l'avortement.

La ministre fédérale du Développement international, Marie-Claude Bibeau, a reçu à cet effet un appel téléphonique de son homologue néerlandaise, Lilianne Ploumen.

Les Pays-Bas ont annoncé mercredi le lancement de ce fonds pour permettre aux femmes des pays en voie de développement « l’accès à de bonnes informations, à des moyens contraceptifs et à l’avortement ».

L’objectif est de pallier le désengagement des États-Unis dans ce domaine. Dès son arrivée à la Maison-Blanche, le président Trump s’est en effet empressé de signer certains décrets, dont celui interdisant le financement des organisations non gouvernementales (ONG) internationales soutenant l'avortement.

Cette mobilisation vise à « aider les femmes à continuer à prendre leurs propres décisions sur leurs propres corps », a déclaré Lilianne Ploumen dans un communiqué.

Au ministère du Développement international, on a laissé entendre que l’initiative néerlandaise sera considérée parallèlement aux autres options du gouvernement dans ce domaine.

Dans une déclaration écrite transmise à CBC, la ministre Bibeau a souligné que « tout financement additionnel sera décidé après le budget ».

Rappelant que l’intention du Canada est de « faire avancer un programme qui permet aux femmes de se prendre en charge », elle a ajouté que cette approche inclut une augmentation des investissements pour, entre autres, « fournir des services complets de santé sexuelle et reproductive, y compris l'avortement sans risque […] ».

Selon la ministre Bibeau, le gouvernement « veillera à ce que chaque grossesse soit voulue, chaque naissance soit sûre et chaque fille et chaque femme soient traitées avec la dignité et le respect qu'elles méritent ».

L’une des tâches assignées à la ministre Bibeau dans sa lettre de mandat est de « veiller à ce que l’importante priorité de développement du Canada en matière de santé des mères, des nouveau-nés et des enfants soit orientée en fonction de preuves et de résultats plutôt qu’en fonction de considérations idéologiques, notamment en éliminant des lacunes liées aux droits et aux soins de santé des femmes relativement à la reproduction ».

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Un enfant impressionne à la batterie dans le métro de New York





Rabais de la semaine