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Batailles judiciaires en vue autour du nouveau décret anti-immigration de Trump

Le nouveau décret anti-immigration du président américain, rendu public dimanche soir par la Maison-Blanche, ouvre la voie à une nouvelle saga judiciaire. Ses détracteurs estiment qu'il cible de façon discriminatoire les musulmans.

Le texte interdit l’entrée aux États-Unis aux ressortissants de sept pays, justifiant la décision par des impératifs de sécurité nationale.

Le Yémen, la Syrie, la Libye, l'Iran et la Somalie demeurent dans le collimateur de l’administration Trump, en plus de la Corée du Nord et du Tchad nouvellement ajoutés. Des responsables vénézuéliens ne pourront pas non plus se rendre aux États-Unis. Le Soudan, quant à lui, a été retiré de la liste noire.

Les 90 jours du précédent décret d'interdiction d'arrivée des ressortissants de six pays musulmans sont arrivés à échéance en fin de semaine.

La décision de la Maison-Blanche suscite déjà craintes et questionnements parmi les organisations de défense des droits et libertés.

Pour l'American Civil Liberties Union (ACLU), la grande organisation américaine de protection des libertés, l'esprit discriminatoire du précédent décret est toujours bien présent dans la nouvelle mouture.

« Six des pays visés par le président Trump sont musulmans », fait remarquer Anthony Romero, le directeur de l'ACLU.

L’association de défense des immigrés, le National Immigration Law Center, n’en pense pas moins. Elle estime que l’intention de porter tort aux musulmans reste évidente.

« L'ajout du Venezuela à la liste des pays visés n'enlève pas le caractère odieux et xénophobe de la politique de Trump », souligne l’association.

« Cela reste une exclusion des musulmans », affirme de son côté Becca Heller, responsable de l'International Refugee Assistance Project (IRAP), qui défend les réfugiés.

Une véritable résistance juridique s’est organisée contre le précédent décret migratoire, ne menant qu’à une victoire partielle, sur la forme, du président Trump devant la Cour suprême à Washington.

Le plus haut tribunal du pays devait examiner le dossier sur le fond le 10 octobre, mais il a annulé l'audience.

Les juges de la Cour suprême demandent au gouvernement américain, aux États démocrates et aux associations de défense des droits et libertés de revoir leurs argumentaires, en tenant compte des changements énoncés dans le nouveau texte.

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