Retour

Brésil : la présidente Rousseff doit faire face à la justice

La présidente brésilienne Dilma Rousseff fait maintenant face à une enquête qui a été autorisée par un juge fédéral de la Cour suprême, rapporte la chaîne GloboNews.

La nouvelle survient quelques heures après un appel de Mme Rousseff pour mettre fin au processus de destitution auquel elle fait face.

Écartée du pouvoir en mai, Dilma Rousseff est soupçonnée, conjointement avec son prédécesseur Luiz Inacio « Lula » da Silva, d'avoir fait de l'obstruction contre une enquête de corruption. Une information démentie par l'équipe de relations publiques de la politicienne.

Même si elle devra subir un procès en destitution, il s'agit de la première fois que Mme Rousseff fait face à une enquête judiciaire. En juillet, l'ancien président Lula a été formellement inculpé pour tentative d'entrave à la justice.

Un vibrant appel de Rousseff

Dans une lettre ouverte lue plus tôt dans la journée, Mme Rousseff a promis de tenir un référendum sur des élections anticipées, si elle n'était pas destituée.

La Constitution brésilienne ne prévoit cependant pas la tenue d'un tel référendum en cours de mandat. Pour ce faire, il faudrait que la Constitution soit amendée avec un appui des deux tiers du Parlement.

Mais avant d'envisager une telle avenue, Dilma Rousseff devra survivre à son procès en destitution qui s'amorcera le 25 août. La chef d'État est accusée d'avoir gonflé les comptes publics pour accroître la popularité de son gouvernement. La situation économique du pays était pourtant en train de se détériorer.

Si elle est démise de ses fonctions, la chef d'État sera remplacée par son vice-président Michel Temer, qui dirige le pays depuis qu'elle a été écartée. Dilma Rousseff dénonce un coup d'État qui mettrait fin à plus de 13 ans de gouvernement du Parti des travailleurs fondé par Lula.

Plus d'articles

Commentaires