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Brésil : manifestations massives contre la présidente Dilma Roussef

Des centaines de milliers de manifestants ont pris part dimanche à une mobilisation massive dans plus de 400 villes au Brésil afin de réclamer le départ de sa présidente, Dilma Rousseff, aux prises avec des scandales de corruption et une crise économique qui ne s'essouffle pas.

La sécurité publique a estimé la participation à 1,4 million de protestataires à travers le pays.

Pour une deuxième année, de grandes manifestations nationales avaient été organisées par des groupes d'opposition pour demander la destitution de Dilma Rousseff, réélue en 2014. Très contestée par les élus de la Chambre des députés, la présidente est embourbée dans la pire crise économique du pays depuis les 25 dernières années.

« Elle est politiquement paralysée. Elle n'arrive pas à faire adopter ses mesures d'austérité », analyse Serge Boire, collaborateur de Radio-Canada au Brésil.

À ce marasme économique s'ajoute le scandale de corruption Petrobas, une entreprise pétrolière détenue par l'État, qui éclabousse plusieurs membres du parti de Mme Rousseff. Depuis décembre, la Chambre des députés a entamé une procédure de destitution contre la présidente.

« Ce gouvernement ne peut plus rester en place. Ce n'est pas une lutte entre les pauvres et les riches, c'est un combat contre la corruption », a déclaré Andre Cerqueira, un ingénieur descendu dans les rues de Rio de Janeiro.

Malgré la pression des élus et de la population, Mme Rousseff a répété vendredi que rien ne justifiait sa démission. Elle a même déclaré que travailler aux côtés de son mentor, l'ancien président mis en cause lui aussi dans le scandale Petrobas, serait une fierté.

Avec une cote de popularité d'à peine 10 %, la présidente est au plus bas dans les sondages. Selon l'AFP, quelque 60 % des Brésiliens sont en faveur de sa destitution.

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