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Brexit : l'UE se prépare à « toutes les options »

L'Union européenne (UE) n'entend pas reporter les négociations sur la sortie du Royaume-Uni, malgré l'incertitude politique qui prévaut dans ce pays, et se prépare « à toutes les options », y compris une absence d'accord, a déclaré Michel Barnier, négociateur en chef du Brexit pour l'UE.

Les négociations sur le Brexit doivent débuter le 19 juin, mais l'affaiblissement de la première ministre britannique, Theresa May, qui a perdu la majorité absolue à la Chambre des Communes après les élections générales du 9 juin, complique la donne.

Le président français, Emmanuel Macron, et Theresa May se rencontrent ce mardi à l'occasion d'un dîner de travail à l'Élysée avant d'assister au match amical de football France-Angleterre.

« Nous sommes prêts, nous pouvons commencer à discuter demain matin, cette semaine, le 19 juin, comme je l'avais proposé. La semaine prochaine, cela fera trois mois que l'article 50 a été activé. Nous devons travailler dans le cadre des délais fixés par les traités », a déclaré Michel Barnier dans un entretien à un groupe de journaux européens, dont Le Monde, diffusé lundi soir.

Le négociateur en chef du Brexit pour l'UE se dit préoccupé par « le fait d'avoir le plus rapidement possible un partenaire pour négocier. »

Interrogé sur la possibilité d'un report des discussions, le négociateur européen dit ne pas en voir « l'utilité ni l'intérêt ».

« Soft ou Hard » Brexit ?

« Tout délai supplémentaire est source d'instabilité, dont l'économie et l'emploi n'ont pas besoin », a expliqué Michel Barnier.

Pour les Vingt-Sept, a-t-il précisé, « l'objectif est d'obtenir un accord sur le Brexit en octobre ou novembre 2018 ».

« Nous devons aboutir à un accord politique sur le cadre de la future relation à laquelle je souhaite pouvoir travailler dès le début 2018 », a-t-il expliqué.

Selon le quotidien britannique The Telegraph, des ministres du gouvernement conservateur de Theresa May et des responsables du Parti travailliste ont évoqué le scénario d'un Brexit « doux », rejeté par le premier ministre britannique.

« Je ne sais pas ce que cela veut dire, un " soft " ou un " hard " Brexit », a répliqué Michel Barnier.

« Quelle sera la future relation avec Londres? Nous nous préparons à toutes les options, y compris celle du " no deal " qu'évoquent régulièrement les dirigeants britanniques », a poursuivi le négociateur européen.

« Cette opération serait particulièrement grave pour le Royaume-Uni, ce serait retomber dans le cadre commun de l'Organisation mondiale du commerce », a-t-il jugé.

Guy Verhofstadt, coordinateur des travaux du Parlement européen sur le Brexit, a souhaité mardi « plus de clarté dans les prochains jours » de la part de Londres.

« Cette incertitude ne peut plus durer. La position du Royaume-Uni dans l’Union européenne est en discussion depuis trois ans. Cela a paralysé l’Union européenne, on n’a pas pu se moderniser, opérer les réformes nécessaires [...]. Il faut que ça cesse maintenant », a-t-il dit lors d'une conférence de presse à Strasbourg.

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