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Brexit : une facture « très salée » pour le Royaume-Uni

La facture du « Brexit » sera « très salée », a prévenu le président de la Commission européenne au moment où Londres s'apprête à enclencher la procédure de sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne (UE).

« Ce sera une négociation difficile, qui prendra des années, pour nous mettre d'accord sur les modalités de sortie et pour nous mettre d'accord sur l'architecture future des relations entre le Royaume-Uni et l'Union européenne », a expliqué Jean-Claude Juncker devant des parlementaires belges.

« Il faudra que les Britanniques sachent, et ils le savent déjà, que ce n'est pas à coûts réduits, ou à coût zéro », a ajouté l'ancien premier ministre luxembourgeois devant les membres d'un « comité d'avis » réunissant des élus belges.

« Les Britanniques sont tenus de respecter les engagements à la confection desquels ils ont pris part. Et donc, la facture sera, pour le dire un peu vulgairement, très salée », a ajouté le chef de l'exécutif européen à l'hémicycle de la Chambre des représentants belges.

Une « facture de sortie » pouvant atteindre 60 milliards d’euros pourrait être exigée du Royaume-Uni, selon des sources européennes de l’AFP. Cette somme correspond aux engagements budgétaires du Royaume-Uni au sein de l’UE.

La Commission européenne refuse toutefois de confirmer quelque chiffre que ce soit jusqu’à présent.

« Il est essentiel que celui qui veut pouvoir bénéficier des avantages du marché intérieur doive respecter les quatre libertés fondamentales, y compris celle qui concerne la libre circulation des travailleurs », a jugé le président de la Commission européenne.

M. Juncker s’est dit attristé par le départ d’« un vrai acteur européen » du « cénacle de l'Union européenne ».

Le Brexit, c'est une crise qui nous concerne tous.

Jean-Claude Juncker

« Dans beaucoup de pays, on considère que cette affaire est réglée. Elle ne l'est pas », a poursuivi M. Juncker.

La chambre haute du Parlement britannique a commencé l’examen du projet de loi enclenchant le Brexit. La Chambre des communes – assemblée législative du Parlement britannique – a adopté le projet de loi le 2 février dernier en vertu d’une majorité de 498 députés contre 114 opposants.

La première ministre, Theresa May, souhaite enclencher le processus dans les plus brefs délais avant la mi-mars.

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