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Brexit : une première réunion houleuse entre partenaires du Royaume-Uni

La rencontre sur le Brexit organisée lundi à Londres entre la première ministre britannique, Theresa May, et les autres dirigeants du Royaume-Uni, soit ceux de l'Écosse, du pays de Galles et de l'Irlande du Nord, n'a pas eu le succès escompté.

Theresa May a proposé d'associer ces partenaires aux discussions sur le Brexit, sans toutefois leur promettre le droit de vote de leurs parlements respectifs sur l'accord qui sera conclu avec les Européens.

La première ministre d'Écosse, Nicola Sturgeon, a exprimé sa déception à l'issue de la rencontre à Downing Street : « Nous avons eu un échange de vues très direct. Je ne vous cache pas qu'une grande partie de cette rencontre a été profondément frustrante. »

Mme Sturgeon, qui menace d'organiser un nouveau référendum d'indépendance si le Royaume-Uni sort de l'Union européenne (UE), a averti qu'elle ne laisserait pas l'Écosse être « poussée de la falaise du hard Brexit ».

Les gages de Mme May ont paru très insuffisants aux yeux des dirigeants régionaux de l'Irlande du Nord, dont les habitants, comme les Écossais, ont voté massivement pour rester dans l'UE. Et il en va de même pour le pays de Galles qui, comme l'Angleterre, s'est prononcé en majorité pour un Brexit.

« Nous devons avoir l'assurance que nous pourrons continuer de commercer avec l'un des plus grands marchés du monde », a déclaré le premier ministre gallois, Carwyn Jones, qui milite pour un maintien du Royaume-Uni au sein du marché unique.

Le ministre responsable des négociations avec l'Union européenne, David Davis, était également présent lors de cette réunion qui, selon les voeux de la première ministre britannique, devrait permettre de constituer une plateforme commune en vue du Brexit.

Ces discussions ont lieu alors que la banque d'affaires américaine Goldman Sachs songe à transférer de 1000 à 2000 de ses employés de Londres à une autre capitale européenne. Un déménagement motivé par la perte du passeport européen, qui assure l'accès aux marchés de l'Union européenne, affirme le quotidien français Le Monde.

Avec les informations de Frédéric Nicoloff

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