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Charleston : Dylann Roof inculpé de crimes haineux

Les autorités fédérales ont inculpé Dylann Roof de crime haineux. En tout, il doit répondre de 33 nouveaux chefs d'accusation pour les meurtres de 9 Afro-Américains commis dans une église de Charleston, en Caroline du Sud, le mois dernier.

La procureure générale des États-Unis, Loretta Lynch, a précisé au cours d'un point de presse, mercredi, la nature des accusations portées par le grand jury fédéral chargé d'étudier l'affaire. Roof devra également répondre à des accusations d'obstruction à la pratique de la religion, qui l'exposent à la peine capitale, et d'utilisation illégale d'une arme à feu.

Le gouvernement n'a cependant pas encore décidé s'il allait réclamer la peine de mort advenant que sa culpabilité soit reconnue, a indiqué Mme Lynch. Sinon, le jeune homme de 21 ans risquera l'emprisonnement à perpétuité.

Dylann Roof faisait déjà face à neuf accusations de meurtre et à trois autres de tentatives de meurtre devant le tribunal de l'État. 

Expliquant les accusations de crime haineux, elle a précisé que l'auteur présumé de la fusillade avait choisi ses victimes en raison de la couleur de leur peau et qu'il avait ciblé l'église Emanuel African Methodist Episcopal, où le massacre a été perpétré, en raison de son importance historique. Ce lieu de culte est lié à la lutte contre l'esclavage et au combat des Afro-Américains pour l'obtention des droits civiques.

Il faut tenir compte des motivations racistes du crime, dit l'administration Obama

La procureure générale a expliqué que des accusations fédérales étaient nécessaires pour refléter adéquatement les motifs du tireur parce que la Caroline du Sud n'a pas de loi sur les crimes haineux. Les survivants ont affirmé que Dylann Roof avait proféré des insultes racistes au moment de la fusillade.

Il aurait aussi rédigé un manifeste contre les Afro-Américains, et des photos publiées sur Internet le montrent brandissant un drapeau confédéré.

La fusillade est d'ailleurs à l'origine d'un vaste mouvement réclamant le retrait du drapeau hissé devant l'Assemblée législative de Caroline du Sud, perçu comme un symbole raciste. Il y a deux semaines, l'État a abaissé la bannière controversée à l'issue d'un vote des élus.

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