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Cinq morts dans une fusillade au journal Capital Gazette, au Maryland

Cinq personnes sont mortes et plusieurs ont été gravement blessées au cours de la fusillade survenue jeudi après-midi dans les locaux du journal Capital Gazette, situés à Annapolis, au Maryland, a indiqué le chef de police du comté d'Anne Arundel, Bill Krampf.

Quatre victimes sont mortes sur les lieux de la fusillade et le décès de la cinquième victime a été constaté à l'hôpital, a précisé Steven R. Schuh, un responsable du comté d'Anne Arundel. M. Schuh a ajouté que deux autres, peut-être trois, sont moins gravement blessés.

Le suspect, un homme blanc, a été arrêté. Il refuse de coopérer, a aussi confirmé la police. Selon CNN, il n'avait pas de cartes d'identité sur lui.

Les lieux sont complètement sécurisés et les enquêteurs peuvent commencer leur travail, a indiqué Bill Krampf.

Une attaque ciblée

Identifié comme un résident de Maryland et sans le nommer, le chef de police du comté d'Anne Arundel, Bill Krampf a déclaré que le suspect était prêt à tirer sur les gens pour leur faire du mal.

M. Krampf a également ajouté que le journal d'Annapolis avait reçu des menaces sur les réseaux sociaux, et que les policiers tentaient toujours de savoir qui en était l’auteur.

Selon la police, citée par Capital Gazette, les officiers n’ont pas échangé de coups de feu avec le suspect.

Phil Davis, un journaliste du Capital Gazette, présent lors de la fusillade, a indiqué sur Twitter que l'agresseur avait tiré à travers la porte en vitre de la salle des nouvelles, avant de viser plusieurs personnes.

Il a ensuite déclaré au Baltimore Sun que ses collègues et lui étaient cachés sous leurs bureaux quand l'agresseur a cessé de tirer.

« Je ne sais pas pourquoi il a arrêté de tirer », a-t-il dit, soulignant que l'homme avait ensuite été entouré par les policiers.

La police est intervenue sur les lieux en moins d'une minute. « S'ils n'étaient pas là aussi vite, cela aurait pu être bien pire », selon Gavin Buckley, maire d'Annapolis.

Bien que les motivations du suspect ne sont toujours pas connues, le drame n'est pas traité comme un acte terroriste, affirme la police.

La fusillade a eu des répercussions à New York, où les policiers ont décidé de renforcer les mesures de protection dans les édifices abritant les médias les plus importants.

Le président des États-Unis, Donald Trump, a indiqué dans Twitter qu'il avait été mis au courant de la fusillade alors qu'il s'apprêtait à partir pour le Wisconsin. « Mes pensées et mes prières accompagnent les victimes et leurs familles. Merci à tous les premiers répondants qui sont sur place », a-t-il conclu.

Sarah Sanders, porte-parole de Donald Trump, a elle aussi, a dénoncé sur son compte Twitter une « violente attaque contre des journalistes innocents ».

C’est « une attaque contre tous les Américains », a-t-elle ajouté.

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