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Corée du Nord :« Les solutions militaires sont maintenant en place », prévient Trump

Le président américain Donald Trump a affirmé vendredi que les « solutions militaires sont maintenant en place » si la Corée du Nord décide de s'en prendre aux États-Unis.

Les rapports entre Washington et Pyongyang continuent de s’envenimer, et le président Trump s'est dit prêt à agir militairement.

« Les solutions militaires sont maintenant complètement en place, chargées et prêtes à tirer [locked and loaded] si la Corée du Nord se comporte de façon imprudente. J’espère que Kim Jong-un trouvera une autre voie », a-t-il écrit sur son compte Twitter.

Donald Trump a aussi annoncé qu'il s'entretiendra avec le président chinois vendredi soir.

Pékin est depuis longtemps dans la ligne de mire de Donald Trump, qui trouve que la Chine, reconnue comme un allié du régime de Kim Jong-un, ne fait pas suffisamment pression sur Pyongyang.

La Chine a conseillé plus tôt aux États-Unis et à la Corée du Nord de « faire preuve de prudence », exhortant cette dernière à éviter toute « démonstration de force ».

La réaction de la Corée du Nord ne s’est pas fait attendre. Dans un communiqué, Pyongyang a accusé Donald Trump d'amener le conflit sur la péninsule coréenne « au bord de la guerre nucléaire ».

Cette surenchère verbale a lieu alors que doivent se dérouler sous peu, soit du 21 au 31 août, les exercices militaires Ulchi-Freedom Guardian, qui réunissent près de 40 000 soldats américains et sud-coréens sur terre, en mer et dans les airs.

Comme chaque année, Pyongyang a vivement dénoncé ces exercices, qui ont pour but avoué de contrer une éventuelle attaque de la part de la Corée du Nord.

Mais cette fois-ci, Pyongyang est plus nerveux que d’habitude, en raison d'informations selon lesquelles ces exercices comprennent maintenant des missions de « décapitation », visant à éliminer Kim Jong-un et ses principaux lieutenants.

Selon Pyongyang, qui a annoncé jeudi qu’il finalisait le tir de quatre missiles balistiques qui pourraient atteindre le territoire américain de Guam, dans l’océan Pacifique, ces manœuvres servent de « pratique » en vue d’une invasion.

Les États-Unis et la Corée du Sud affirment de leur côté que les exercices étaient prévus bien avant que le conflit ne s'intensifie avec Pyongyang.

Inquiétudes

Le Canada a dit vendredi prendre très au sérieux la situation en Corée du Nord et s'est allié à la communauté mondiale pour demander l’arrêt du programme nucléaire nord-coréen.

La ministre des Affaires étrangères fédérales, Chrystia Freeland, a assuré qu’elle avait été très claire avec son homologue nord-coréen lorsqu’elle l’a rencontré la semaine dernière à Manille.

La ministre a aussi salué les sanctions adoptées par l’ONU contre la Corée du Nord et l'appui notable de la Chine.

Elle a toutefois précisé que, même s’il se range derrière ses alliés américains, le Canada privilégie encore la diplomatie.

Une opinion partagée par la chancelière allemande Angela Merkel qui voit d'un mauvais œil les récentes attaques de Donald Trump à l’endroit de la Corée du Nord.

« Je considère l’escalade verbale comme une mauvaise réponse », a-t-elle affirmé, soulignant du même coup que l’Allemagne était prête à participer aux « possibilités de résolutions non militaires ».

La chancelière s’est dit contre tout recours à la force pour résoudre le conflit.

Les tensions dans la péninsule coréenne sont aussi surveillées de près par Moscou, où le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov s’est dit « très inquiet » des risques de conflit « très élevés » entre Washington et Pyongyang.

Le président américain a également évoqué une possible intervention militaire au Venezuela pour mettre fin à la crise qui fait rage.

Le président Nicolas Maduro a sollicité un entretien téléphonique avec son homologue américain, ce à quoi Trump a répondu qu'il acceptera de discuter « dès que la démocratie sera rétablie ».

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