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Corée du Nord : Trump réclame des sanctions plus fortes et convoque les sénateurs

Le président Donald Trump veut faire imposer de nouvelles sanctions contre la Corée du Nord et convoque, mesure inhabituelle, les 100 sénateurs à la Maison-Blanche mercredi pour en parler.

Le Pentagone a précisé lundi que la réunion d'information sur la Corée du Nord aurait lieu en présence du secrétaire d'État, Rex Tillerson, du chef du Pentagone, James Mattis, du directeur du renseignement national, Dan Coats, et du président de l'état-major interarmes, Joseph Dunford.

À la Maison-Blanche, entre-temps, le président Trump a dîné avec les ambassadeurs à l'ONU des pays membres du Conseil de sécurité, martelant qu'il fallait imposer des sanctions plus fortes contre Pyongyang.

« Le statu quo en Corée du Nord est inacceptable et le Conseil de sécurité doit être prêt à imposer de nouvelles sanctions plus fortes [...] C'est une réelle menace pour le monde », a-t-il dit.

Le Conseil a adopté jeudi dernier une résolution condamnant le dernier tir de missile nord-coréen. La résolution, plus déterminée, mentionnait des « sanctions », alors que les textes précédents indiquaient « des mesures supplémentaires » contre la Corée du Nord.

La Maison-Blanche a par ailleurs rapporté que le président et la chancelière allemande, Angela Merkel, s'étaient entretenus au téléphone du « défi urgent en matière de sécurité » que représente la Corée du Nord.

Corée du Nord c. États-Unis

Pyongyang présente son programme balistique comme une façon de contrer la « politique hostile » de Washington. Le pays a déjà effectué cinq tests nucléaires, dont deux en 2016.

À la fin mars et au début avril, Pyongyang a aussi effectué trois tirs de missiles balistiques qui ont atteint la mer du Japon. Un autre tir a eu lieu à la mi-avril.

De son côté, la Corée du Nord est perçue par Washington comme la principale menace pesant sur les États-Unis.

L'ONU coûte trop cher aux États-Unis, dit Trump

Toujours lors de son dîner avec les ambassadeurs, Donald Trump a réitéré que la quote-part des États-Unis au budget de l’ONU était trop élevée, mais qu'une modification du fonctionnement de l'organisation pourrait rendre l'investissement valable.

« Si nous faisons du bon travail, la question du budget sera beaucoup moins importante pour moi, parce qu'il s'agit là d'une bagatelle en comparaison du travail important que vous faites »,a déclaré Donald Trump aux représentants des 15 pays membres du Conseil de sécurité.

Les États-Unis sont le contributeur le plus important au budget des Nations unies : ils participent à hauteur de 22 % du budget ordinaire de 5,4 milliards de dollars (2016-2017), et à hauteur de 28,5 % au budget de 7,9 milliards de dollars des opérations de maintien de la paix.

Néanmoins, selon les responsables onusiens, les États-Unis doivent 896 millions de dollars au budget ordinaire des Nations unies.

Le président Trump estime également élevée la participation de son pays au financement de l'OTAN.

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