Retour

Coup d'État avorté : ouverture d'un mégaprocès en Turquie

Près de 500 personnes ont été envoyées devant la justice turque mardi en raison de leur participation présumée à la tentative de coup d'État de l'été dernier.

Des centaines de manifestants ont injurié les accusés et leur ont lancé des pierres.

Ce procès s'inscrit dans le cadre de la répression lancée après la tentative de coup d'État, au lendemain de laquelle quelque 50 000 personnes ont été incarcérées et 110 000 autres congédiées de leurs emplois publics.

Plusieurs des suspects qui ont comparu mardi sont passibles de la prison à vie. Ils sont notamment accusés de meurtre et de tentative de renversement du gouvernement.

Le procès, qui devrait durer un mois, compte parmi les dizaines organisés en lien avec la tentative de coup d'État, qui a fait 249 morts. Une trentaine de mutins ont aussi été tués.

Le gouvernement accuse les mutins d'avoir utilisé la base aérienne d'Akinci pour lancer leur rébellion.

Mardi, 41 accusés ont été contraints de marcher depuis leur cellule jusqu'à une salle d'audience spécialement construite sur le site de la prison où ils sont détenus. Ils étaient menottés et escortés chacun par deux policiers paramilitaires. Des policiers armés assuraient leur protection.

Environ 300 personnes, dont des proches de ceux qui ont été tués ou blessés pendant l'insurrection, les ont insultés en tentant parfois de défoncer le cordon policier pour se rendre jusqu'à eux. D'autres leur ont lancé des pierres ou encore des cordes en demandant le rétablissement de la peine de mort.

Le chef religieux Fetullah Gulen, accusé d'être l'instigateur du coup d'État, est jugé par contumace. M. Gulen vit aux États-Unis et nie toute implication.

Plus d'articles

Vidéo du jour


L’amour selon le zodiaque