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Courriels : Clinton dénonce les insinuations, Trump réclame justice

« Pleine d'insinuations », « aucun fait concret » : l'équipe d'Hillary Clinton a fustigé samedi la police fédérale américaine (FBI) et affirme que les récents courriels examinés n'ont aucun lien avec la candidate démocrate. Une controverse qui redonne des ailes au républicain Donald Trump.

Prise de court la veille par la lettre du directeur du FBI, James Comey, l'équipe démocrate a cette fois-ci vertement critiqué cette sortie vague à 10 jours des élections présidentielles américaines.

« C'est très étrange de sortir quelque chose comme ça avec si peu d'information, tout juste avant une élection », a dit Hillary Clinton à Daytona Beach en Floride.

L'ancienne secrétaire d'État a invité James Comey « à tout mettre sur la table ».

« Il n'y a aucune évidence d'actes répréhensibles, aucune accusation », dénonce son directeur de campagne, John Podesta, qui cherche à minimiser du même coup l'impact de cette sortie.

Trump se frotte les mains

Avec cette nouvelle controverse, le candidat républicain à la Maison-Blanche martèle sur sa rivale, espérant ainsi stimuler sa campagne jusque-là en chute libre.

« Hillary est la seule responsable de ses problèmes judiciaires croissants. Hillary aurait dû être condamnée il y a bien longtemps », lance le milliardaire au Colorado, promettant une victoire « plus grande que le Brexit ».

Étalage d'une enquête, mais avare de mots

Des sources proches de l'enquête soutiennent que les récents courriels ont été découverts à l'occasion d'une autre investigation concernant Anthony Weiner, le mari séparé d'Huma Abedin, bras droit d'Hillary Clinton. Celui-ci, qui n'en est pas à ses premières frasques, aurait échangé des courriels à caractère sexuel avec une mineure.

Pour sa part, James Comey n'a pas pas indiqué vendredi la nature des courriels examinés et si le FBI les avait déjà eus en sa possession. Il a plutôt dit que les nouveaux messages pouvaient être « pertinents » pour l'enquête sur Mme Clinton.

En juillet, la police fédérale avait pourtant annoncé qu'elle mettait fin à son enquête sur l'utilisation d'un serveur privé par Mme Clinton lorsqu'elle était secrétaire d'État.

Le ministère de la Justice avait conseillé au FBI de ne pas révéler au Congrès les nouveaux développements de l'enquête en raison des répercussions qu'ils peuvent avoir sur l'élection.

La présidentielle américaine 2016 - notre section spéciale

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