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De l'utilitarisme socialiste à la privatisation : les rites funéraires en Chine

Les rites funéraires se sont transformés au fil du temps, suivant l'évolution de la société, ici comme ailleurs. Pour souligner le mois des morts, nous vous présentons un reportage du journaliste Patrick Brown, réalisé en 1995, sur la transformation des rites funéraires en Chine.

Diffusé au Téléjournal le 5 août, le travail du journaliste illustre le virage de la Chine vers une économie de marché. Des transformations qui touchent tous les secteurs économiques du pays et vont même jusqu’à bouleverser les rites funéraires.

Jusqu’en 1995, c’est l’État qui supervise les activités dans ce domaine, rapporte l'animatrice Geneviève Asselin. Au crématorium principal de Pékin, le mot d’ordre était l’utilitarisme socialiste. La réforme économique permet toutefois aux compagnies privées de proposer dorénavant des obsèques plus raffinées, selon les besoins des consommateurs chinois. Une première dans ce domaine.

Le cercueil le plus populaire à l’époque? Celui qui est fait en acier et en cristal : une belle occasion, pour le secteur privé, de faire des profits dans l’industrie des pompes funèbres.

En Chine populaire, les inégalités entre les riches et les pauvres se multiplient et persistent, même après la mort. Le gouvernement encourage la crémation pour préserver les terres arables. La tradition chinoise, cependant, exige un tombeau pour la postérité. Un enterrement plus onéreux, dont tous ne peuvent pas se prévaloir.

Les gens qui ont des moyens plus modestes peuvent choisir un requiem collectif, suivi par la dispersion de leurs cendres dans la mer.

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