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De nombreux dirigeants rendent hommage à Castro à La Havane

Plusieurs dirigeants de pays amis de Cuba se sont joints mardi soir à la foule rassemblée sur la place de la Révolution à La Havane pour rendre hommage à Fidel Castro, décédé vendredi à l'âge de 90 ans.

Sur la place de la Révolution, des milliers de personnes ont salué la mémoire du « Comandante » lors d'une cérémonie au son des « Viva Fidel » et de slogans tels que « le peuple uni ne sera jamais vaincu ».

Le président équatorien, Rafael Correa, le président vénézuélien, Nicolas Maduro, le président bolivien, Evo Morales, et le président nicaraguayen, Daniel Ortega, ainsi que le président mexicain, Enrique Pena Nieto, étaient présents, en compagnie des plus hauts dirigeants cubains, dont le président Raul Castro, qui a succédé à son frère aîné en 2006. Toutefois, le président colombien Juan Manuel Santos était absent, ayant renoncé au voyage au dernier moment.

On comptait aussi la présence de plusieurs dirigeants de pays des Caraïbes.

Aujourd'hui plus unis que jamais, peuples de l'Amérique latine [...], nous continuerons à lutter pour ces idées, nous en faisons le serment!

Le président équatorien, Rafael Correa

Parmi les leaders africains, on remarquait la présence des dirigeants du Zimbabwe, Robert Mugabe, de Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema, et d'Afrique du Sud, Jacob Zuma.

M. Zuma a déclaré à la foule qu'on se remémorerait Fidel Castro comme un « grand défenseur de l'idée selon laquelle les pauvres ont le droit de vivre avec dignité ». L’ancien président sud-africain Nelson Mandela avait remercié à de multiples reprises au cours des années Fidel Castro pour ses efforts dans la lutte contre l'apartheid en Afrique du Sud.

Quant à Robert Mugabe, ancien membre d'une guérilla marxiste désormais âgé de 92 ans, il a remercié mardi le pouvoir castriste pour avoir participé à la formation de milliers de médecins et d'enseignants au Zimbabwe.

Fidel Castro reste, notamment en Amérique latine et en Afrique, un symbole de résistance à l'« impérialisme » américain et de la défense des pauvres.

Délégations

L’ancien roi d’Espagne Juan Carlos et l'ex-chancelier allemand Gerhard Schröder s’étaient aussi déplacés pour l’occasion. Le premier ministre grec, Alexis Tsipras, avait aussi accepté l’invitation.

La Russie et la Chine avaient envoyé des émissaires de haut rang, à la place de Vladimir Poutine et de Xi Xingpin.

Le gouvernement canadien était représenté pour l'occasion par son gouverneur général, David Johnston, plutôt que par Justin Trudeau. M. Trudeau avait été critiqué pour avoir, après l’annonce de la mort de Fidel Castro, qualifié le Lider maximo d’« ami » et de « révolutionnaire légendaire ». Il était par la suite revenu sur ses propos, en reconnaissant que Castro était un dictateur.

La présidence américaine n’a envoyé aucun représentant pour rendre hommage à Fidel Castro. Toutefois, les États-Unis étaient représentés par Ben Rhodes, qui a été la voix de Barack Obama durant les 18 mois de négociations secrètes ayant abouti au dégel des relations avec Cuba, et par Jeffrey DeLaurentis, le principal diplomate américain en poste sur l'île.

Dimanche, les cendres de Fidel Castro seront enterrées au cimetière de Santa Ifigenia de Santiago, qui abrite déjà la tombe du père de l’indépendance José Marti, scellant la fin du deuil national décrété pour neuf jours.

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