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De plus en plus de réfugiées syriennes se marient à l'adolescence

Le manque criant de fonds pour les réfugiés syriens au Moyen-Orient aurait fait monter en flèche les mariages de jeunes filles mineures, selon les données du recensement jordanien.

La progression des mariages d'enfants syriens est soupçonnée depuis longtemps, mais une analyse publiée cette semaine l'a confirmée.

Selon les données du recensement jordanien, 33 % des femmes syriennes s'étant mariées en Jordanie en 2010, avant le début de la guerre, étaient âgées de 13 à 17 ans. En 2015, cette proportion atteignait près de 44 %.

Le Canadien Robert Jenkins, représentant de l'UNICEF en Jordanie, avance que ce taux aurait doublé depuis, selon les chiffres dont il a pris connaissance.

Le travail des enfants constitue d'ailleurs un autre phénomène qui prend de l'ampleur, a-t-il ajouté.

« Ce sont des aperçus qui reflètent des vulnérabilités grandissantes, et c'est quelque chose qui nous préoccupe », a-t-il indiqué. Selon lui, la pression monte sur les réfugiés syriens, après sept ans d'exil.

Près de 1,3 million de Syriens se trouvent en Jordanie, près de la moitié en tant que réfugiés inscrits. De ce nombre, 51 % sont âgés de moins de 18 ans.

En 2016, le gouvernement canadien s'était engagé à verser 1,1 milliard de dollars sur trois ans pour soulager la crise humanitaire liée à la guerre en Syrie, mais cette somme ne pèse pas lourd comparativement aux fonds nécessaires.

Cette année, les Nations unies ont fait état d'un besoin de 4,6 milliards de dollars américains. En date du mois de juillet, seulement un milliard avait été amassé.

Les études portant sur le mariage de filles mineures indiquent qu'il permet entre autres aux familles démunies de toucher une dot, d'avoir une personne de moins à nourrir, de protéger les filles du harcèlement et de les faire entrer dans un foyer plus stable.

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