Retour

De violents combats éclatent dans le nord de la Libye

De violents affrontements ont éclaté dimanche entre des forces loyales au Gouvernement d'union nationale (GNA) et des groupes rivaux dans la région de Garabulli, à l'est de Tripoli.

Des milices fidèles à l'ancien chef d'un gouvernement non reconnu, Khalifa Ghweil, écarté du pouvoir après la formation du GNA, venues notamment de la ville de Misrata, se sont regroupées ces derniers jours près de Garabulli.

Les milices qui soutenaient le « gouvernement de salut national » formé par des mouvements islamistes ont été chassées de Tripoli fin mai, mais tentent depuis de se réorganiser. Le gouvernement d'union reconnu par la communauté internationale a fait récemment état de ses craintes d’une contre-offensive.

Le GNA avait mis en garde vendredi des groupes qu'il a qualifiés d’« hors-la-loi », contre toute avancée vers la capitale, ajoutant avoir donné des ordres pour repousser toute attaque sur Tripoli. Selon des témoins, les forces loyales au GNA se sont regroupées à leur tour à l'est de la capitale pour repousser l'offensive de leurs rivaux.

Des convois de dizaines de chars et de camionnettes armés de canons antiaériens sont partis de Tripoli samedi et dimanche vers Garabulli, selon les mêmes sources.

La mission de l'ONU en Libye a exprimé sa « préoccupation ». « Menacer la sécurité de la capitale est inacceptable. (La mission de l'ONU) exhorte les parties à s'abstenir d'une nouvelle escalade », a écrit la mission sur son compte Twitter.

Les forces loyales au GNA ont gagné en influence fin mai à Tripoli après avoir chassé leurs rivaux des positions qu'ils occupaient notamment dans le sud de la capitale.

Les combats continuent à Benghazi malgré l'annonce de la victoire sur les djihadistes

Par ailleurs, l'Armée nationale libyenne (ANL), autoproclamée par l'homme fort de l'est libyen Khalifa Haftar, a indiqué dimanche avoir perdu au moins 23 soldats dans des opérations de « ratissage » des dernières poches djihadistes à Benghazi, depuis l'annonce mercredi de la victoire contre les « terroristes ».

Selon le porte-parole des forces spéciales de l'ANL, le colonel Miloud Al-Zwei, trois soldats ont été tués dimanche par des mines, dans des opérations de ratissage des quartiers de Soug Al-Hout et Al-Sabri, où sont retranchés les derniers djihadistes, indique l’AFP.

Selon lui, vingt autres soldats ont été tués depuis mercredi « par des terroristes qui étaient cachés dans des maisons ».

Le colonel Al-Zwei a annoncé également la mort de plusieurs djihadistes, sans en préciser le nombre. Dix-sept autres ont été arrêtés par l'ANL, a-t-il dit.

Le maréchal Haftar conteste la légitimité du gouvernement d'entente nationale (GNA) de Fayez Al-Sarraj, reconnu par la communauté internationale et installé à Tripoli.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Un avion s'écrase dans un arbre





Rabais de la semaine