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Début à Washington d'une semaine de manifestations anti-Trump

Une semaine de manifestations anti-Trump avant l'investiture du futur président des États-Unis a débuté samedi par une marche à Washington pour protester contre ses commentaires polémiques sur les musulmans, Mexicains et autres minorités.

La marche, présidée et organisée par le révérend Al Sharpton, connu pour son engagement en faveur des droits civiques, a rassemblé sous une forte pluie 2000 personnes, des Noirs en majorité, qui chantaient « pas de justice, pas de paix ».

Nous marchons sous une pluie battante parce que nous voulons que la nation comprenne qu'il faudra plus qu'une élection pour défaire ce que nous avons obtenu par nos luttes.

Le révérend Al Sharpton

La marche a rassemblé moins de personnes que prévu par les organisateurs, mais Al Sharpton s'est dit néanmoins satisfait, compte tenu de la pluie et de températures à peine au-dessus de zéro.

Ont également participé au rassemblement le groupe hispanique La Raza, des politiques, des proches d'Afro-Américains tués par la police, la National Urban League, le Planning familial et la Human Rights Campaign, un groupe de défense des droits des lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres.

La marche a pris fin au monument érigé à la mémoire de Martin Luther King, situé à trois kilomètres des marches du Capitole où Donald Trump doit prêter serment vendredi prochain en tant que 45e président des États-Unis.

Ses commentaires sur les migrants et les femmes et sa promesse d'abroger la réforme de l'assurance santé, emblématique des années Obama, ont suscité la colère de nombreux Américains à gauche de l'échiquier politique.

Une trentaine de groupes, pratiquement tous anti-Trump, ont obtenu l'autorisation de manifester avant, pendant et après l'investiture du magnat de l'immobilier.

L'événement le plus important sera la Marche des femmes, samedi prochain, à Washington, au lendemain de l'investiture. Les organisateurs espèrent 200 000 personnes.

Le 20 janvier, des milliers de manifestants sont attendus dans la capitale fédérale pour tenter de perturber la cérémonie d'investiture en paralysant les douze barrages de sécurité qui seront établis autour du Capitole et le long des quatre kilomètres du trajet qu'empruntera le cortège présidentiel.

Sur les réseaux sociaux, la mobilisation anti-Trump prend de l'ampleur avec des hashtags comme #NotMyPresident ou #Whylmarch (pourquoi je vais manifester).

Les propos sexistes de Donald Trump, qui ont défrayé la campagne présidentielle, ne sont pas oubliés.

Une initiative intitulée « Pussyhat » invite qui le veut de par le monde à tricoter pour les manifestantes des chapeaux de maille rose avec des oreilles de chat.

Le terme « pussy » en anglais désigne certes un chat, mais aussi de manière vulgaire le sexe féminin. Dans une vidéo datant de 2005, qui a fait scandale, Donald Trump se vante de pouvoir faire ce qu'il veut des femmes en les « attrapant par la chatte ».

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