Le président américain Donald Trump a déclaré lundi que sa rencontre du 12 juin avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un devrait « très bien » se passer. Des responsables des deux parties se sont aussi retrouvés pour d'ultimes réunions visant à dénouer certains points de vue opposés avant le sommet.

Après l'homme fort de Pyongyang dimanche, c'était au tour de Donald Trump de s'entretenir avec le premier ministre de la cité-État, Lee Hsien Loong, lundi.

« C’est un réel honneur [d’être en votre compagnie] », a lancé le président américain, avant de poser avec Lee devant les photographes.

« Nous apprécions votre hospitalité, votre professionnalisme et votre amitié [...] Vous êtes mon ami », a-t-il dit au premier ministre, qui avait prévu un gâteau d'anniversaire pour célébrer les 72 ans de Trump jeudi.

Optimiste, le président américain a parlé d'une « réunion très intéressante » avec le premier ministre de Singapour. « Je pense que ça va très bien fonctionner », a-t-il ajouté.

À son arrivée à Singapour, la veille, Donald Trump avait manifesté son enthousiasme sur Twitter. « Super d'être à Singapour. Il y a de l'excitation dans l'air », avait-il écrit avant de s'en prendre à nouveau à ses alliés canadien et européens après la fin en queue de poisson du Sommet du G7.

Le secrétaire d'État américain, Mike Pompeo, a pour sa part fait savoir que des réunions « importantes et détaillées » avaient eu lieu en parallèle entre des représentants américains et nord-coréens, sans donner plus de détails. La Maison-Blanche a indiqué qu'il devait s'adresser aux médias en fin de journée.

Clarifier la dénucléarisation

Tous deux arrivés à Singapour dimanche, Donald Trump et Kim Jong-un disent avoir pour ambition d'ouvrir la voie à un traité de paix entre les deux Corées – officiellement toujours ennemies depuis la guerre de 1950-1953 – et surtout à une dénucléarisation de la péninsule coréenne.

Mais les deux protagonistes ne semblent toujours pas mettre derrière cette promesse la même signification.

Pyongyang a ainsi exclu tout désarmement unilatéral. L'agence de presse officielle nord-coréenne KCNA a rappelé la position de longue date de la Corée du Nord, selon laquelle les États-Unis devraient pour cela retirer le « parapluie nucléaire » qui protège la Corée du Sud et le Japon.

Les États-Unis ont de leur côté prévenu qu'un retrait des forces américaines basées en Corée n'était pas à l'ordre du jour, tout en insistant, à l'instar du secrétaire d'État Mike Pompeo lundi, sur une dénucléarisation « complète, vérifiable et irréversible » de la péninsule.

Signe qu'un accord sur ce sujet est loin d'être acquis, les deux camps ont revu leurs ambitions à la baisse ces derniers jours, les Américains évoquant prudemment le début d'un long processus de négociations, tandis que les Nord-Coréens mettaient en avant l'idée d'un « mécanisme de maintien de la paix permanent et durable » entre les deux Corées. Un objectif a priori plus facile à atteindre.

Pour autant, le doute demeure sur les intentions de Kim Jong-un, dont nombre d'observateurs estiment qu'il cherche surtout un moyen d'alléger les sanctions visant son pays.

« Aucun scénario ne nous surprendra », assurait lundi un responsable de l'administration Trump, partagée selon lui à égalité entre optimisme et scepticisme.

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