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Des échauffourées éclatent entre manifestants et policiers au Venezuela

Des milliers de manifestants vénézuéliens opposés au gouvernement ont été dispersés par des policiers qui ont utilisé des gaz lacrymogènes et du gaz poivré, mardi.

Les forces policières ont freiné les manifestants en colère qui tentaient de se rendre jusqu'au parlement à Caracas.

À un certain moment, un petit groupe de manifestants a attaqué les policiers en leur lançant des objets et en poussant leurs boucliers antiémeutes, afin de briser la ligne qu'ils formaient.

Les manifestants voulaient accompagner des membres de l'opposition jusqu'à l'Assemblée nationale, où devait avoir lieu un débat sur la révocation des juges de la Cour suprême qui ont accepté la semaine dernière de retirer les pouvoirs législatifs du Parlement - majoritairement contrôlé par l'opposition.

Face aux critiques nationales et internationales, la Cour suprême a ensuite fait marche arrière.

Or, les partis de l'opposition continuent à appeler la population à se mobiliser pour dénoncer ce qu'ils qualifient de coup d'État.

Lundi, des partisans de l'opposition ont été attaqués par des groupes progouvernementaux. Deux élus de l'opposition ont été blessés à la tête.

La manifestation de mardi aurait pu provoquer des affrontements violents, puisque des militants favorables au gouvernement organisaient aussi une marche vers l'Assemblée nationale.

Les policiers ont forcé les partisans de l'opposition à modifier leur itinéraire. Les protestataires se sont donc rassemblés devant un immeuble résidentiel public qui arborait un symbole de l'ancien président Hugo Chavez.

« Tout ce que l'on demande, c'est que nos droits constitutionnels soient respectés », a lancé un maire de la région de Caracas, Carlos Ocariz, qui s'est joint à la manifestation.

L'Organisation des États américains a fermement condamné lundi le chemin vers l'autoritarisme que semble prendre le Venezuela.

Dix-sept pays membres de l'organisation ont affirmé que la décision de la Cour suprême vénézuélienne était « incompatible avec des pratiques démocratiques ».

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