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Des évacuations critiquées démarrent en Syrie

Des milliers de Syriens ont été escortés hors de leur ville de résidence, vendredi, dans la première étape d'un mouvement de population fortement critiqué qui reflète la ségrégation de la société syrienne en fonction de divisions ethniques et politiques.

Plus de 2350 personnes ont été amenées par autocar hors des villes jumelles contrôlées par les rebelles, Madaya et Zabadani, près de Damas, et 5000 autres à l'extérieur des villes fidèles au président Bachar Al-Assad de Foua et Kfraya, dans le nord du pays.

La série d'évacuations pourrait entraîner le déplacement de 30 000 personnes au cours des 60 prochains jours.

Madaya et Zabadani ne sont que les plus récentes villes voisines de Damas à repasser entre les mains du régime. Elles étaient assiégées par les forces gouvernementales depuis près de deux ans, contraignant les résidents à chasser des rongeurs et à faire bouillir de l'herbe pour résister à la faim pendant les longs mois d'hiver.

Des photos d'enfants émaciés avaient choqué le monde et conféré une nouvelle urgence aux missions humanitaires de l'ONU en Syrie.

Les Nations unies ne sont toutefois pas impliquées dans ces évacuations et les détracteurs de l'entente y voient une réorganisation forcée de la population du pays.

Les résidents de Madaya qui ont choisi de rester ont été contraints de jurer allégeance au président Assad.

Les conscrits réfractaires, les transfuges militaires et les réservistes rappelés auront entre 6 et 12 mois pour se rapporter à l'armée ou pour demander une exemption. La plupart des 40 000 habitants de la ville devraient accepter ces conditions.

Des offres similaires ont précédemment été formulées dans d'autres villes, notamment Alep et Homs.

Zabadani, en revanche, sera complètement vidée. On n'y retrouve plus qu'environ 160 personnes, tous des rebelles ou des employés médicaux, qui seront évacuées.

Au fil des mois, des dizaines de milliers de personnes ont été transférées vers les provinces rebelles d'Idlib et d'Alep, où elles craignent d'être rassemblées en vue d'une dernière offensive gouvernementale.

Les évacuations ont été négociées en mars par le Qatar, au nom des rebelles, et l'Iran, au nom du régime syrien.

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