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Des experts confirment que la Syrie a utilisé du gaz sarin lors d'une attaque en avril

L'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) a confirmé que du gaz sarin avait servi dans l'attaque contre un village du nord de la Syrie en avril , d'après les conclusions d'une équipe d'experts que Reuters a pu consulter jeudi soir.

Une centaine de personnes ont péri dans le bombardement de Khan Cheikhoune, dans la province d'Idlib, le 4 avril.

L'attaque, imputée aux forces du régime de Bachar al Assad par les Occidentaux, a conduit à des frappes de missiles américains contre une base aérienne syrienne.

Dans leur rapport, les experts de la Mission d'établissement des faits (FFM) de l'OIAC soulignent, après avoir interrogé des témoins et examiné des échantillons, qu' « un grand nombre de victimes, dont certaines ont succombé, ont été exposées au gaz sarin ou à une substance similaire au sarin ».

L'ambassadrice des États-Unis aux Nations unies, Nikki Haley, a réclamé qu'une commission d'enquête établisse à présent les responsabilités de cette attaque chimique.

Elle demande notamment que le Mécanisme commun d'enquête de l'OIAC et de l'ONU, un organisme indépendant créé par le Conseil de sécurité en 2015, se saisisse des conclusions des experts afin de cibler les auteurs de l'attaque contre Khan Cheikhoune.

Par le passé, cet organisme a déterminé que les forces gouvernementales syriennes s'étaient rendues coupables de trois attaques au chlore en 2014 et 2015 et que les djihadistes du groupe armé État islamique avaient eu recours à du gaz moutarde.

À la fin d'avril, le ministère français des Affaires étrangères a déclaré que la responsabilité du régime syrien dans l'attaque contre Khan Cheikhoune ne faisait aucun doute compte tenu du procédé de fabrication du gaz sarin utilisé.

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