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Des Guatémaltèques pourront poursuivre au Canada une minière vancouvéroise

La Cour d'appel de la Colombie-Britannique a débouté la compagnie minière Tahoe Resources qui cherchait à annuler le procès intenté par sept Guatémaltèques pour violations présumées des droits de la personne.

Un texte d'Anaïs Elboujdaïni

La juge Nicole Garson a infirmé un jugement de la Cour suprême de la province datant de 2015, qui voulait que le Guatémala soit le meilleur endroit où tenir un procès contre la compagnie minière enregistrée à Vancouver. Dans son jugement, elle avance qu’ « il existe un risque pour les [mineurs] de se heurter à plusieurs obstacles qui les empêcheront d’avoir un procès juste contre une compagnie internationale puissante ».

Les sept Guatémaltèques accusent la minière d’avoir cherché à les intimider durant une manifestation pacifique lorsque le directeur de la sécurité et d’autres membres du personnel ont ouvert le feu sur eux à l'extérieur de la mine Escobal, il y a quatre ans.

Des groupes qui soutiennent le cas des mineurs guatémaltèques se sont réjouis de la décision.

Le Centre canadien pour la justice internationale se dit « satisfait de ce résultat ».

« Nous avons hâte de poursuivre le procès en Colombie-Britannique », explique la directrice générale de l’organisme, Amanda Ghahremani.

« Cette décision est importante, car [c’est] la première fois qu’une cour d’appel au Canada ouvre la voie à un procès contre une entreprise canadienne concernant des violations présumées des droits humains commises à l’étranger », explique-t-elle.

Pour sa part, la compagnie Tahoe affirme « croire que le Guatemala est la juridiction appropriée pour entendre le cas ».

Tahoe ne sait pas encore si elle en appelera de la décision, ce qui enverrait le cas à la Cour suprême du Canada.

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