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Des progrès sont faits pour concrétiser la rencontre entre Donald Trump et Kim Jong-un

Moins d'une semaine après l'annulation par le président Donald Trump du sommet avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, prévu le 12 juin à Singapour, le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, estime que les discussions préliminaires à un éventuel sommet vont « dans la bonne direction ».

Après deux réunions à New York avec le bras droit de Kim Jong-un, le général Kim Yong-chol, M. Pompeo a toutefois souligné qu'il restait « encore beaucoup de travail », même si « de réels progrès ont été faits dans les 72 dernières heures pour établir les conditions » de la tenue de la rencontre.

Selon le secrétaire d'État, les discussions ont bien avancé aussi dans la zone démilitarisée à la frontière entre les deux Corées, où des équipes des deux pays préparent l'ordre du jour du sommet, et à Singapour, où sont en cours des échanges sur la logistique de la rencontre censée se tenir dans la Cité-État.

Le général Kim Yong-chol doit maintenant se rendre à Washington pour remettre une lettre de Kim Jong-un au président américain, a ajouté M. Pompeo.

La semaine dernière, le président américain avait indiqué à Kim Jong-un vouloir annuler la rencontre prévue le 12 juin « en raison de l'énorme colère et de l'hostilité ouverte étalées dans votre plus récente déclaration ».

La dénucléarisation de la Corée du Nord en jeu

Après une année 2017 marquée par les essais balistiques et nucléaires nord-coréens, les sanctions internationales en représailles et les échanges d'invectives et de menaces entre les États-Unis et la Corée du Nord, l'administration Trump demande que la « dénucléarisation complète, vérifiable et irréversible » du pays asiatique soit « au cœur » des négociations entre les deux pays, et que les Nord-Coréens disent « clairement ce qu'ils sont prêts à faire ».

Les États-Unis affirment qu’ils ne lâcheront pas de lest sur les lourdes sanctions imposées à Pyongyang tant que le processus de dénucléarisation demandé ne sera pas très avancé.

Mike Pompeo a notamment expliqué vouloir « convaincre » le régime nord-coréen que « sa sécurité sera plus forte » s'il accepte d'abandonner la bombe atomique, et « qu'en fait, la vraie menace pour sa sécurité est de poursuivre son programme d'armement nucléaire ».

De leur côté, les Nord-Coréens refusent tout désarmement unilatéral.

Dans ce processus déjà laborieux, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, reçu jeudi pour la première fois à Pyongyang par Kim Jong-un, a ajouté son grain de sel, exhortant toutes les parties à « éviter la tentation d'exiger tout, tout de suite ».

« Venez en Russie, nous serons très heureux de vous accueillir », a également lancé M. Lavrov au dirigeant nord-coréen.

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