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Des signes précurseurs de génocide en Centrafrique

De retour d'un séjour en Centrafrique, le secrétaire général adjoint de l'ONU pour les Affaires humanitaires, Stephen O'Brien, a rencontré le Conseil de sécurité pour dire qu'il y a des signes de génocide dans ce pays.

« L'escalade est bien réelle. Nous voyons des choses que nous n'avions pas vues depuis longtemps. Il y a une forte approche de nettoyage ethnique », a-t-il dit.

Stephen O'Brien s'est adressé au conseil à la demande de la France. Il a expliqué que les milices se multipliaient en utilisant des raisons ethniques ou religieuses pour justifier des attaques.

Le pays est en proie à la guerre civile depuis 2013. Mais il subit un regain de violences des factions de l'ex-Séléka, qui prétendent défendre la minorité musulmane, et de groupes d'« autodéfense » anti-balaka, majoritairement chrétiens.

Le nombre de déplacés dans le pays atteint aujourd'hui 600 000, soit 40 % de plus que l'an dernier. Depuis mai seulement, plus de 300 personnes ont été tuées et 100 000 ont été déplacées.

Le secrétaire a réaffirmé que l'objectif de 497 millions de dollars pour financer l'aide humanitaire était loin d'être atteint.

Les Nations unies maintiennent quelque 12 500 militaires et policiers en Centrafrique afin d'aider à protéger les civils et à soutenir le gouvernement du président Faustin-Archange Touadera, élu l'an dernier.

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