Retour

Des vedettes de la NBA entendent boycotter la Maison-Blanche

Après avoir annulé la visite des Eagles de Philadelphie à la Maison-Blanche en raison d'une dispute concernant les protestations de joueurs de la NFL durant l'hymne national américain, Donald Trump s'est attiré, mardi, les foudres des vedettes de la NBA, dont Lebron James. Celui-ci a annoncé qu'il n'irait pas à la Maison-Blanche si son équipe remportait le championnat.

Au lieu de recevoir les champions du Super Bowl, les Eagles de Philadelphie, mardi, le président américain a plutôt organisé une grande « célébration des États-Unis » à forte saveur patriotique.

Au menu : la musique de l'orchestre du Corps des Marines ainsi qu'un hommage au pays, au drapeau américain et aux militaires, le tout devant environ 1000 personnes, dont très peu de partisans des Eagles de Philadelphie.

M. Trump voulait être certain de bien faire passer son message.

Après avoir fredonné les paroles de God Bless America et tenu un discours hautement patriotique, Donald Trump s’est bien gardé de faire allusion aux joueurs des Eagles.

« Personne ne veut être invité à la Maison-Blanche » - Lebron James

La controverse entre Donald Trump et les athlètes professionnels dépasse largement les limites du terrain de football, et s’étend jusqu’aux vestiaires de la NBA.

À la veille du troisième match de la finale contre les Warriors de Golden State, le joueur vedette des Cavaliers de Cleveland Lebron James a dit qu’il n’avait pas l'intention de se rendre à la Maison-Blanche si son équipe remportait le championnat.

Et il n’est pas le seul à penser de cette façon, dit-il.

« Je sais que, quel que soit le vainqueur de cette finale, personne ne veut être invité [à la Maison-Blanche], ni Cleveland ni Golden State », a soutenu Lebron James.

« Il y a tellement de choses auxquelles nous croyons, en tant qu'Américains, qu'il ne représente pas », a-t-il rappelé.

Les Warriors de Golde State, champions en titre de la NBA, avaient boycotté Donald Trump en 2017, et ce dernier avait retiré leur invitation à la Maison-Blanche.

« Un manque de respect »

L’automne dernier, Donald Trump est parti en guerre contre les joueurs de football qui protestaient contre les tensions raciales et la brutalité policière en s’agenouillant durant l’hymne américain.

Y voyant un manque de respect, le président américain avait suggéré à la NFL de congédier ces joueurs.

« Quand des joueurs manquent de respect à notre drapeau, n'aimeriez-vous pas voir les propriétaires virer ces fils de pute du terrain? Virés! » avait-il déclaré.

Après leur victoire au Super Bowl contre les Patriots de la Nouvelle-Angleterre, plusieurs joueurs des Eagles ont décidé de faire une croix sur la traditionnelle visite à la Maison-Blanche, qui vise à souligner les exploits sportifs.

C’est à la suite de cette décision que Donald Trump a retiré son invitation, qui était prévue mardi.

« Malheureusement, les Eagles ont proposé d'envoyer seulement un tout petit contingent de personnes pour les représenter, en insistant bien sur le fait que la grande majorité des joueurs ne serait pas présente », a indiqué la porte-parole de la Maison-Blanche, Sarah Sanders.

D’ailleurs, les deux côtés se sont mutuellement accusés d'être responsables de l’annulation de la visite.

Le maire de Philadelphie, Jim Kenney, s’est aussi joint à la discussion, en suggérant que c’est le patriotisme du président Trump qui devrait être remis en question.

Voulant éviter à tout prix une autre polémique lors de la saison 2018, la NFL a décidé de modifier sa politique concernant l'hymne national américain.

Ainsi, sous peine d'amende, les joueurs ne pourront plus poser un genou au sol en guise de contestation durant l'interprétation du Star-Spangled Banner.

Les joueurs qui veulent protester devront rester dans le vestiaire.

L’Association des joueurs de la NFL conteste cette mesure, perçue comme une victoire pour Donald Trump.

Plus d'articles

Vidéo du jour


Une mère et son fils offrent une danse inoubliable





Rabais de la semaine